Juil 28 2015

Rassemblement antinucléaire à Flamanville les 1 et 2 octobre 2016

AfficheFlam2

 

 

 

Informations sur :

http://www.can-ouest.org/articles/rassemblement/

 

 

Août 26 2016

La stratégie nucléaire française basée sur l’EPR n’a pas d’avenir

L'EPR de Flamanville dont la mise en service est prévue pour 2018. © Laurent GRANDGUILLOT/REAFlamanville toujours en rade, Hinkley Point remis en cause… Les projets d’EPR, réacteur nucléaire de 3ème génération la perle de notre industrie de l’atome, cumulent les déconvenues. L’analyste Mycle Schneider, 57 ans, spécialiste de la politique nucléaire, décrypte ce qui ressemble de plus en plus à une impasse industrielle. Notre interlocuteur est l’auteur principal du World Nuclear Industry Status Report publication annuelle indépendante – et critique – qui fait référence sur les tendances de l’industrie nucléaire dans le monde. Capital 25 08 2016

Capital.fr : Au moment où le projet d’Hinkley Point fait polémique, estimez-vous que l’EPR français a un avenir industriel et à l’export ?
 
MS : Il n’y a pas d’avenir industriel pour l’EPR parce qu’il n’y pas de marché pour ce type de machine. Trop grande, trop chère et, surtout, trop lente à mettre en route. Le secteur énergétique est en pleine révolution. C’est le chamboulement de la logique de l’intégration verticale avec les grandes unités de production, le transport du courant sur des centaines de kilomètres et la distribution au consommateur final. La logique de l’avenir est basée sur l’intégration horizontale, comme l’Internet, avec des millions de producteurs décentralisés (en Australie, par exemple, il y a déjà deux millions de générateurs d’électricité solaire), des flux d’électricité multidirectionnels, et des nœuds de connexion intermédiaires. Dans ce nouveau décor, l’EPR fait, à mes yeux, figure de dinosaure. Surtout qu’il est hors de prix : les estimations de coût ont été multipliées par quatre depuis la décision de 2005 de le construire à Flamanville. La mise en service de l’EPR Olkiluoto en Finlande prévue initialement pour 2009 est aujourd’hui annoncée pour 2018. Pendant ce temps, les coûts de l’éolien ont, eux, baissé de plus de 60% et ceux du solaire de plus de 80%. L’EPR a été pensé comme réponse technique à l’accident de Tchernobyl. Trente ans plus tard, il n’y en a toujours aucun qui fonctionne dans le monde.

Capital.fr : Les tenants de notre filière nucléaire pensent le contraire.

MS : C’est vrai, et pourtant Areva (AREVA-6,00 € 5,26 %) va particulièrement mal. Avec une perte cumulée de 10 milliards d’euros en cinq ans, l’entreprise est techniquement en faillite. Ce qui est très surprenant, c’est que l’État français qui détient 87% d’Areva et 85% d’EDF, ait décidé de baser la future stratégie nucléaire exactement sur les mêmes éléments que ceux qui ont conduit à ce désastre économique et industriel. A savoir un hypothétique marché à l’exportation de grands réacteur. Ce n’est pas une stratégie du futur car les coûts du nucléaire explosent et que le marché de gros de l’électricité est en pleine dépression. EDF (EDF-11,28 € 1,76 %) a déjà perdu la moitié de sa valeur en Bourse en un an, a été viré du CAC40 et dégradé par les agences de notation, qui ont prévenu d’un nouvel abaissement de sa note si l’entreprise devait poursuivre son aventure des EPR de Hinkley Point.

Capital.fr : Les autres puissances du nucléaire civil développent des concurrents à l’EPR, s’en sortent-elles mieux ?

MS : Face à l’absence d’un véritable marché à l’exportation, les concurrents de l’équipe nationale Areva-EDF ne vont pas beaucoup mieux. Le japonais Toshiba, qui détient 87% de Westinghouse, essaie de vendre des parts de ce constructeur historique, face à l’érosion de son chiffre d’affaires. Le designer de Fukushima, Daiichi General Electric, s’est rapproché du japonais Hitachi et chasse les mêmes chimères que les autres en Turquie où rien n’est encore conclu. Le russe Rosatom prétend détenir un carnet de commandes de 100 milliards de dollars, une affirmation que même les lobbyistes de l’industrie jugent fantaisiste. Entretemps, la filiale de Rosatom Atomenergoprom, l’Areva russe a été dégradée au niveau des junk bonds. Le constructeur Énergie atomique du Canada (EACL) n’a plus vendu de réacteur depuis de nombreuses années. Restent les Chinois, les seuls à avoir un trésor en cash significatif… mais pas illimité. CGN, l’entreprise chinoise partenaire d’EDF dans Hinkley Point a perdu 60% de sa valeur en bourse depuis un an.

Capital.fr : Les investissements sur les énergies renouvelables dépassent largement celles consacrées au nucléaire, s’agit-il d’une tendance lourde ?

MS : Le seul pays qui investit encore massivement dans le nucléaire, la Chine, a aussi doublé son investissement dans le renouvelable en deux ans pour dépasser le chiffre incroyable de 100 milliards de dollars en 2015, soit autant que les trois pays qui le suivent dans le top 10 mondial—États Unis, Japon et Royaume Uni— réunis. La France, elle, ne figure pas dans le top 10, où le Mexique et le Chili viennent, eux, de faire une apparition remarquée juste derrière l’Afrique du Sud. L’avantage clé de ces technologies réside dans le cumul de trois caractéristiques : investissement en capital modeste par unité, certitude sur le coût réel de la mise en œuvre et délais de réalisation très courts. Pas surprenant donc que la production d’électricité solaire dans le monde ait augmenté de 33% en 2015 et l’éolien de 17% alors que le nucléaire n’a progressé que de 1,3%— exclusivement grâce aux investissements importants en Chine. L’éolien seul produit plus de d’énergie que le nucléaire en Chine, tout comme en Inde ! Un quart des pays nucléaires tire désormais plus d’électricité des renouvelables que du nucléaire. Et ça va vite. Les projets solaires se réalisent en quelques mois, l’éolien ou la biomasse le plus souvent en moins d’un an. On parle de Hinkley Point depuis dix ans avec une perspective très théorique de mise en service dans dix ans !

Recueilli par Eric Wattez

Photo: L’EPR de Flamanville dont la mise en service est prévue pour 2018. © Laurent GRANDGUILLOT/REA

http://www.capital.fr/bourse/actualites/la-strategie-nucleaire-francaise-basee-sur-l-epr-n-a-pas-d-avenir-1158832

 

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Août 18 2016

Pesticides : les paysans sacrifiés

Et si les paysans et autres travailleurs de l’agriculture exposés aux pesticides qu’ils manipulent – environ un million de personnes en France – attaquaient les pouvoirs publics pour négligence et mise en danger d’autrui ? Discrètement mis en ligne le 25 juillet dernier, le rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) sur la protection des usagers de ces produits est une bombe1. Alterecoplus ANTOINE DE RAVIGNAN 17/08/2016

 

Les autorités n’assument pas leurs responsabilités en matière de santé publique

Alors que les liens entre exposition aux pesticides et maladies telles que cancer, troubles neurologiques et de la reproduction ont été mis en évidence par des études toujours plus nombreuses, les autorités, clairement, n’assument pas leurs responsabilités en matière de santé publique.

Tout d’abord, l’information scientifique fait défaut. Les données sur l’exposition des travailleurs aux pesticides sont lacunaires et il n’existe en France aucune structure chargée de les produire, indique l’Anses. De plus, une partie des données existantes n’est pas accessible car produite par les firmes agrochimiques pour leurs dossiers d’homologation et soumise à des exigences de confidentialité.

Evaluation défectueuse

Ensuite, les autorisations de mise sur le marché reposent sur une évaluation défectueuse des risques. Les évaluations font ainsi appel à des études réalisées par les fabricants de pesticides, qui n’ont généralement pas donné lieu à publication scientifique et dont les bases méthodologiques sont souvent fragiles. Par ailleurs, les procédures de validation au sein des comités d’experts ne sont pas transparentes, ce qui interdit le débat contradictoire au sein de la communauté des chercheurs et au-delà.

Les conflits d’intérêts sont très présents au niveau du conseil aux agriculteurs

Outre l’homologation, les conflits d’intérêts sont également très présents au niveau du conseil aux agriculteurs. Une grande partie des activités de conseil pour réduire les risques liés à l’usage des produits de traitement est assurée par des professionnels qui les vendent et les prescrivent.

Enfin, critique l’Anses, la politique de prévention tend à se résumer à la question du port d’équipements de protection individuelle, alors que selon les principes généraux de la prévention inscrits dans le code du travail, il s’agit d’une mesure de dernière intention. Au passage, l’efficacité de ces équipements est mal évaluée et la réalité des conditions de travail mal prise en compte.

Aussi, la conclusion s’impose : une meilleure protection des travailleurs passe impérativement par une réduction de l’usage des pesticides, fait observer l’Anses. Qui souligne à ce titre le manque d’ambition du plan Ecophyto adopté l’an dernier 2. Celui-ci, par des applications plus fines et sélectives, pourrait permettre théoriquement de réduire (un peu) les doses, au bénéfice de l’environnement, mais pas l’exposition des travailleurs.

  • 1.Les principales conclusions de ce rapport avait été dévoilées par le magazine Santé & Travail dans son numéro d’avril 2016.
  • 2.Voir « Pesticides, tout reste à faire », Alternatives Economiques n° 343, février 2015.

Août 01 2016

Le nucléaire ne survit plus que par la triche

NUCLEAR La décision prise par le conseil d’administration d’EDF de se lancer définitivement dans la construction de Hinkley Point n’est possible que parce que le droit est constamment contourné et qu’en réalité, en France, le nucléaire est hors d’état de droit.
Tout d’abord, ce conseil d’administration est une parodie dans la mesure où les administrateurs soi-disant indépendants qui siègent au conseil, hormis le courageux Gérard Magnin dont le courrier de démission mérite d’être lu par tous, ne devraient pas y siéger en raison des conflits d’intérêts. En effet, soit ils ont fait toute leur carrière dans le nucléaire comme Madame Lewiner et n’ont donc rien d’indépendant par rapport à l’entreprise, soit ils vivent de commandes du nucléaire comme Philippe Crouzet, patron de Vallourec ou Bruno Lafon patron de Lafarge. Par Corinne Lepage Avocate, Ancienne députée européenne Cap21, ancienne ministre de l’Environnement  

Ce conseil d’administration n’aurait pas dû se tenir dans la mesure où la justice doit se prononcer lundi sur la possibilité ou non de traiter de la question centrale des EPR anglais par ledit conseil. De plus, les membres du conseil d’administration n’ont pas été informés correctement sur le contrat qui lierait EDF aux Anglais. Ils ne se sont vus remettre dans un premier temps qu’un résumé de contrat, puis, dans un second temps, n’ont disposé que d’un délai de 24 heures pour prendre connaissance d’un contrat de 5 000 pages en anglais… C’est une violation flagrante des règles de droit destinée à rendre impossible la connaissance exacte du contrat sur lequel les administrateurs devaient se prononcer. Mais peu importe puisque Monsieur Lévy était certain de sa majorité.

 » Sans doute, EDF a-t-elle renvoyé au XXIIème siècle le démantèlement de centrales nucléaires pourtant fermées depuis les années 80. »

Ensuite, le projet lui-même est un modèle d’aide d’État à peine déguisé. La Cour des comptes britannique s’est émue récemment de la subvention indirecte à EDF par un prix garanti sur 34 ans représentant globalement quatre fois le prix actuel de l’électricité sur le marché de gros. Un surcoût de 37 milliards d’euros pour le contribuable britannique a été évalué par cette même cour. Si la Commission semble, pour des raisons obscures, avoir validé cette partie de l’aide d’État, rien ne dit que la Cour de justice de l’Union Européenne qui a été saisie aura la même position (mais là encore les règles communes n’existent pas grâce à EURATOM).

Il en va d’autant plus ainsi que l’aide d’Etat vient également et très largement de la France. Une recapitalisation de plus de 3 milliards à laquelle s’ajoutent 8 milliards payés par la Caisse des dépôts pour acquérir 49 % du capital de RTE ce qui est bien évidemment une aide déguisée. Là aussi, la commission aura à se prononcer.

Mais, pour la première fois, la justice française semble mettre également son nez dans les affaires assez troubles d’EDF puisqu’une perquisition s’est déroulée à la demande de l’Autorité des marchés financiers en raison de possibles dissimulations d’informations dont l’objet et l’effet auraient pu être une manipulation des cours de bourse. Car, non seulement EDF a quitté le CAC 40, non seulement son cours de bourse a été divisé par huit, mais encore la réalité des coûts auxquels l’entreprise est exposée pourrait avoir été dissimulée.

 » Le mauvais état de notre parc laisse planer les plus grands doutes quant à la réalité du niveau de sûreté atteint aujourd’hui. » 

Sans doute, et en violation des règles communautaires comme des règles nationales, EDF a-t-elle renvoyé au XXIIème siècle le démantèlement de centrales nucléaires pourtant fermées depuis les années 80. Cette situation est due à l’absence de provisions constituées par EDF en violation de tous les textes. On rappellera pour mémoire que la Cour des comptes avait demandé au tournant du XXIème siècle que les sommes nécessaires au démantèlement des centrales nucléaires soient provisionnées et affectées à un compte en dehors de l’entreprise. L’État nucléaire avait évidemment et comme d’habitude cédé à EDF et fait en sorte qu’il n’en soit rien. Le résultat des courses est, comme la Commission l’a observé très récemment, que 30% seulement des sommes nécessaires auraient été provisionnées… Et rien ne dit qu’elles soient effectivement utilisables.

Quant à la mise aux normes des centrales dont EDF considère déjà pour acquis qu’elles devront aller jusqu’à 50 ans, la somme de 50 milliards sera très certainement insuffisante et, le mauvais état de notre parc laisse planer les plus grands doutes quant à la réalité du niveau de sûreté atteint aujourd’hui. Mais, peu importe. La bonne fée intitulée Conseil d’État veille. Selon la haute juridiction, les requérants potentiels ne pourront pas attaquer les décisions de prolongation de durée de vie des centrales. En effet, puisque les décisions de création des centrales nucléaires ne fixent pas de délai, les avis de l’autorité de sûreté nucléaire validant les rapports décennaux ne prolongent pas une durée de vie qui n’existe pas….

Que la France viole la convention d’Espoo, la convention d’Aarhus et le droit communautaire peu importe. Pourquoi diable des arguties juridiques quand il s’agit de centrales nucléaires!

En définitive, l’État a accepté de débourser près de 20 milliards d’euros, directement ou indirectement via la Caisse des dépôts pour soutenir le lobby nucléaire. La dette nucléaire est aujourd’hui abyssale, elle ne cesse de croître avec une double conséquence: entraîner notre pays dans une spirale financière délirante et l’empêcher d’entrer réellement dans une transition énergétique qui devient de plus en plus virtuelle.

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/nucleaire-hinkley-point-_b_11245864.html

 

Août 01 2016

Hinkley Point : EDF est à la frontière de la ruine…

Hinkley Point : EDF est à la frontière de la ruine…Cette folie, ce sont les contribuables français à coups de milliards qui vont la payer » (Yannick Jadot EELV). Le projet d’EDF de construire une centrale nucléaire à Hinkley Point, en Grande Bretagne, a obtenu jeudi le feu vert du conseil d’administration du géant de l’électricité. Une décision contestée notamment par les écologistes. Par Rédaction de France Info vendredi 29 juillet 2016 Avec Yannick Jadot, eurodéputé Europe Ecologie – Les Verts 

 

« Cette folie, cette fuite en avant, ce sont les contribuables français à coups de milliards qui vont la payer, et les consommateurs britanniques qui vont acheter une électricité, beaucoup plus chère que les énergies renouvelables« , a estimé sur France Info, Yannick Jadot, eurodéputé Europe Ecologie Les Verts.

A LIRE AUSSI ►►► Le conseil d’administration d’EDF vote en faveur du projet nucléaire d’Hinkley Point

Ce chantier va coûter plus de 21 milliards d’euros, financés essentiellement par EDF, malgré ses 37 milliards de dette. Deux réacteurs EPR seront construits dans le sud-ouest de l’Angleterre, avec une mise en service prévue en 2025. « C’est une terrible nouvelle. EDF est à la frontière de la ruine, et la direction, contre les syndicats, contre les experts financiers, contre les experts énergétiques, a décidé d’une incroyable fuite en avant, qui consiste à faire des EPR qui coûtent extrêmement chers« , a commenté Yannick Jadot.

Selon l’eurodéputé, « cette folie continue, en dehors de toute rationalité, parce qu’EDF, sa direction en tous cas, comme le gouvernement, considèrent que les Français sont bonne poire, et qu’ils mettront tous les ans des milliards et des milliards pour continuer à faire vivre cette folie nucléaire ».

« C’est une terrible nouvelle. EDF est à la frontière de la ruine… » (Yannick Jadot)

Juil 21 2016

Nucléaire et Hinkley Point : les organisations syndicales quittent la réunion au ministère de l’Economie

Dénonçant une « réunion de façade » , les fédérations de l’Energie et de la Métallurgie FO, CGT, CGC et l’UNSA Industrie ont quitté lundi 18 juillet une réunion avec le ministre de l’Economie, M. Emmanuel Macron, après avoir lu une courte déclaration. Force Ouvriere  EVELYNE SALAMERO

Les organisations syndicales attendaient cette réunion depuis le 14 avril. Ce jour-là, lors d’une rencontre autour du projet de construction par EDF de deux réacteurs de nouvelle génération (EPR) à Hinkley Point, en Grande-Bretagne,dont les organisations syndicales demandent le report, le ministre Emmanuel Macron s’était engagé à organiser une réunion de travail sur l’avenir de l’ensemble de la filière sous les quinze jours.

Mais les organisations syndicales ont dû patienter trois mois pour… Constater que le rendez-vous enfin organisé par le ministre ne correspondait en rien à leurs attentes.

Une réunion dite sur l’avenir de la filière nucléaire mais… Sans ses principaux acteurs

Alors que la filière nucléaire est composée de plusieurs grands acteurs, comme EDF mais aussi Areva ou encore le CEA (Commissariat à l’énergie atomique), seule EDF était représentée, en la personne de son PDG, Jean-Bernard Lévy. Le ministère de l’Ecologie, pourtant responsable de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), ne participait pas non plus à la réunion.

« Nous nous étonnons du format de cette réunion (…) Nous ne pouvons pas croire qu’il ne s’agit que d’une réunion de façade pour avaliser des décisions déjà prises que nous ne partageons pas. Entre autres, nous réfutons par avance tout passage en force notamment sur Hinkley Point », ont déclaré les organisations syndicales avant de quitter la réunion.

A la sortie, Alain André pour la fédération FO Energie et Mines a dénoncé « un manque de transparence sur l’objectif poursuivi réel » de cette réunion, voire « une forme de manipulation ».

Les organisations syndicales restent disposées à une « véritable » réunion de travail

Depuis des mois en effet, les organisations syndicales, à commencer par FO, demandent le report du projet de Hinkley Point que la direction d’EDF et son actionnaire principal, l’Etat, s’obstinent à vouloir lancer. Elles dénoncent une prise de risque inconsidérée tant sur le plan industriel que financier, soulignant de surcroît qu’il serait plus cohérent de lancer les investissements nécessaires à l’entretien du parc nucléaire existant.

Les organisations syndicales qui ont quitté la réunion avec le ministre de l’Economie ont ainsi tenu à faire savoir qu’elles ne se laisseraient pas utiliser dans le cadre d’une opération de communication visant à laisser croire qu’un consensus aurait été trouvé. Elles restent en revanche, ont elles déclaré, « disposées à participer à une véritable réunion de travail » sur l’avenir de la filière nucléaire.

Une réunion de travail pour « échanger sur des bases de loyauté et de non passage en force », souligne la fédération FO.

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