Aux Etats-Unis, le site nucléaire de Hanford fuit… Et alors ?

Des fuites radioactives à moins de 10 km de l’un des plus grands fleuves de l’Ouest américain et personne ne s’émeut ? Pour Tom Carpenter, le directeur de l’association écologiste Hanford Challenge, il ne faut pas s’étonner de la discrétion des médias américains. Les conséquences des fuites ne seront visibles qu’à long terme. « Ce sera un fléau pour les générations futures », prévoit-il. LE MONDE  Par Corine Lesnes
Vue aérienne du site de Hanford, prise le 21 mars 2011.

 La centrale de Hanford est une vieille connaissance des écologistes. C’est l’un des sites nucléaires les plus anciens des Etats-Unis. L’une des deux centrales du « Manhattan Project » (avec Oak Ridge, dans le Tennessee) qui ont produit le plutonium ayant servi à Nagasaki et Hiroshima.

Hanford est un site immense qui s’étend sur plus de 1 500 km2 à 250 km au sud-est de Seattle, la capitale culturelle et commerciale de l’Etat de Washington. « C’est l’endroit le plus contaminé du pays », note Tom Carpenter, qui dirige l’association Hanford Challenge.

« Ce qui est entreposé ici représente deux tiers du stock de déchets nucléaires du pays », explique M. Carpenter, joint par téléphone par Le Monde. Depuis la fermeture de la centrale en 1987, Hanford est devenue emblématique des difficultés de traitement à long terme des déchets nucléaires, à une époque, qui plus est, de réductions budgétaires.

http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2013/02/26/aux-etats-unis-le-site-nucleaire-de-hanford-fuit-et-alors_1839031_3244.html

Voir aussi:

Les 10 sites nucléaires les plus dangereux au monde

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