Ayraultport: la manif c'est demain 22 février à Nantes !

NDDL-especesprot

Selon les organisateurs de la manifestation, les tracteurs seront nombreux, samedi à Nantes, où doit avoir lieu un rassemblement anti-aéroport.

Les organisateurs du rassemblement national de samedi prochain ont tenu, ce mercredi, une conférence de presse où ils ont présenté la manifestation.

Des tracteurs venus de toute la Loire-Atlantique, et des départements voisins, convergeront vers le centre de Nantes.

Cinq cortèges sont prévus. Ils iront se garer square Daviais. Les cars avec des manifestants venant de la France entière stationneront près de la cathédrale. Les organisateurs annoncent 60 cars. La manifestation démarrera à 13 heures, du haut du Cours des Cinquante-Otages, près de la préfecture.

Le cortège empruntera un itinéraire qui l’emmènera dans le centre-ville. La manifestation a été présentée comme « populaire, familiale et festive ».

Source et photo Ouest France

Rassemblement NDDL Nantes

Ayraultport: Vinci, la vérité sur un empire
De la finance aux autoroutes, des aéroports à la promotion immobilière, en dix ans, Vinci est devenu une machine à aspirer les fonds publics. Politis 21 02 14

Les bétonneurs ne désarment pas à Notre-Dame-des-Landes. Les dernières autorisations préfectorales ont été publiées et Vinci – le constructeur et futur concessionnaire – espère débuter les travaux avant l’été, au prix d’une nouvelle opération d’expulsion des centaines d’opposants installés sur les lieux : 1 500 hectares de terres humides devenus, en quatre ans et demi, le haut lieu de la résistance à la folie bétonnière.

Derrière « l’affaire » Notre-Dame-des-Landes, se cache un groupe à l’appétit insatiable. Vinci, qui étend sa toile comme il multiplie ses filiales, est devenu le leader occidental du BTP. De la finance aux autoroutes, des aéroports à la promotion immobilière, en dix ans, Vinci est devenu une machine à aspirer les fonds publics. Aux côtés d’Eiffage et de Bouygues, avec qui Vinci forme l’oligopole du BTP français, le groupe rafle, en nombre, les juteux contrats de partenariats public-privé (PPP) consistant, pour des collectivités en mal de ressources publiques, à déléguer au privé la construction et la gestion de leurs équipements. Là encore imposées par les politiques d’austérité, les concessions de service public parachèvent cette discrète mais massive privatisation, qui se fait au détriment du contribuable… et au profit de Vinci.

Après le départ d’Antoine Zacharias, son PDG qui a fait scandale avec ses mirobolantes rémunérations, le groupe a su polir son image. À grand renfort de mécénat et de communication, Vinci s’affiche aujourd’hui comme une multinationale responsable et généreuse, parvenant ainsi à garder sous silence ses manœuvres d’« optimisation fiscale », le dumping social qui sévit sur ses chantiers ou le fiasco des PPP pour les finances publiques. L’entreprise peut aussi compter sur le soutien indéfectible de la classe politique, qui assure la survie d’un système de dépendance qu’elle a elle-même installé.

Mais le vent tourne. À Notre-Dame-des-Landes, comme ailleurs en Europe, le mouvement citoyen se renforce contre les projets inutiles et coûteux. Par son opiniâtreté, il ébrèche l’image de Vinci et contribue à exposer au grand jour les rouages de son ascension.

 

Notre action évoquée discrètement ce matin dans Ouest-France, après Presse-Océan.

Ouest-France 21 02 14