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Oct 23 2015

Cancer : des rayonnements ionisants nocifs même à faibles doses pour les travailleurs du nucléaire

Il est relativement difficile d’attribuer un niveau de puissance à sa maladie lorsque l’on se sait atteint d’un cancer. Le fait même d’être victime d’une tumeur étant en effet suffisamment lourd pour que l’on s’évite d’établir un degré d’importance du mal sur une échelle de grandeur.
La nouvelle transmise mercredi soir par un communiqué du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle ainsi à une vigilance sensiblement plus grande des éléments concernés. On y apprend ainsi que les travailleurs du nucléaire encourent un risque accru de cancer quand bien même l’exposition aux rayonnements ionisants à laquelle ils peuvent être soumis apparaît faible.

Un constat établi au terme d’une étude conduite au niveau international (France, Grande-Bretagne et États-Unis) entre 1943 et 2005 sur plus de 300.000 travailleurs du nucléaire. Dans des déclarations rapportées par nos confrères du Parisien, le CIRC indique que les résultats délivrés « fournissent des preuves directes des risques de cancers liés aux expositions prolongées à de faibles doses de rayonnements ionisants ».
Des résultats « importants » pour les travailleurs, le personnel médical et la population
Le docteur Ausrele Kesminiene, chercheuse au CIRC et co-responsable de l’étude, ajoute que « cette étude démontre une association significative entre une dose croissante d’irradiation et le risque de tous les cancers solides ». Les cancers solides regroupant les cancers ciblant les organes. Et le Centre de faire aussi savoir dans son communiqué que sur les 100 décès par cancer relevés sur les sujets de l’étude, près d’une mort a pu être imputée à une exposition aux rayonnements ioniques sur le lieu de travail. Pour le docteur Isabelle Thierry-Chef, autre signataire de l’étude officiant également au CIRC, « les résultats sont importants non seulement pour la protection des travailleurs dans l’industrie nucléaire, mais aussi pour le personnel médical et la population en général ». Le directeur du centre, le professeur Christopher Wild, a quant à lui évoqué le maintien du suivi de ces quelque 300.000 travailleurs afin d’approfondir la compréhension du lien entre le cancer et les radiations.

http://www.24matins.fr/nucleaire

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