Catastrophe nucléaire majeure en France : Hollande a-t-il lu le rapport de l'IRSN ?

Catastrophe nucléaire majeure en France ? Impossible? L’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), la plus haute autorité Française en matière de Nucléaire, a-t-elle informé le gouvernement Hollande sur le coût éventuel ? 30 décembre 2012 Par Christian-BR Blog Mediapart

Face à une catastrophe nucléaire majeure, la crise financière et la dette française sont d’une réelle insignifiance à comparer à un accident nucléaire majeur et à ses conséquences. Quand on est responsable politique en charge de l’avenir de toute une nation peut-on continuer à mettre en danger de mort non seulement des milliers de personnes mais des millions qui vous ont accordé leur confiance ?

Communiqué du 10 décembre 2012 paru sur le site de l’ACRO (Association pour le Contrôle de la Radioactivité de l’Ouest )

« En cette période de débat sur l’énergie et sur les coûts associés, l’ACRO souhaite attirer l’attention du public sur une étude de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) passée inaperçue : un accident nucléaire majeur en France pourrait coûter 430 milliards d’euros.

L’IRSN a présenté au forum Eurosafe une évaluation du coût financier d’un accident « sévère » et d’un accident « majeur ».

http://www.eurosafe-forum.org

 

· L’accident sévère étudié consiste en une fusion d’un cœur de réacteur et de rejets radioactifs qui ne sont pas considérés comme « massifs ». Le nombre de personnes forcées à évacuer dans le scénario étudié ne serait que de l’ordre de 3 500. Coût estimé : 120 milliards d’euros. 47% de ce coût seraient dus à l’impact sur l’industrie touristique et agro-alimentaire dont l’image serait détériorée.

A titre de comparaison, une catastrophe comme celle d’AZF ou la marée noire de l’Erika, a coûté de l’ordre de 2 milliards d’euros.

· L’accident majeur étudié consiste aussi en la fusion d’un seul cœur de réacteur, mais associée à des rejets massifs cette fois-ci, entraînant l’évacuation de 100 000 personnes. 160 000 ont été déplacées par la catastrophe nucléaire de Fukushima.

La facture pour le pays s’élèverait à 430 milliards d’euros cette fois-ci. C’est plus de 20% du PIB d’une année ou plus de 10 ans de croissance économique. C’est plus que le budget de l’Etat français. L’étude IRSN met les conséquences d’une telle catastrophe au même niveau qu’un conflit régional, sans préciser ce qu’elle entend par là.

L’IRSN souligne qu’il y a de grosses incertitudes à propos de ces coûts, mais que l’estimation n’est pas conservative et a plutôt tendance à sous-estimer la réalité. Elle ne concerne, de plus, que la France alors que plusieurs pays européens pourraient être affectés par des rejets radioactifs massifs. »

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C’est à ma connaissance la première fois qu’il est fait état, en France, par un organisme officiel de l’ampleur des dégâts potentiels de l’Energie Nucléaire sur la société et les générations à venir.

Comme je l’indiquai précédemment, la crise financière et la dette française c’est d’une telle insignifiance à comparer d’un accident nucléaire majeur et de ses conséquences.

Quand on est capable de pondre de telles études peut-on encore raisonnablement soutenir une énergie, un industrie qui de par son fonctionnement intrinsèque condamne potentiellement non seulement notre futur mais celui de nos enfants et petits enfants et arrière, arrière, arriére petits enfants.

Quand on est responsable industriel d’une telle énergie peut-on humainement s’engager à ne commettre aucune erreur, aucune connerie susceptible de déraper en accident majeur, si c’est le cas c’est le signe d’une irresponsabilté qui devrait déboucher sur une démission. ( mais a-t-on vu cela quelque part ! )

Quand on est responsable politique en charge de l’avenir de toute une nation peut-on continuer à mettre en danger de mort non seulement des milliers de personnes mais des millions qui vous ont accordé leur confiance ?

Quand l’aberration apparaît ainsi chiffrée brutalement, qu’est ce qui peut conduire toute une société à continuer d’appuyer ainsi, comme dans un ralenti tragique, sur le détonateur suicidaire de l’explosif sur lequel elle est assise.

JE N’AI PAS LA REPONSE MAIS IL SERAIT BIEN QUE, RAPIDEMENT, NOUS SOYONS DES MILLIONS A NOUS LA POSER !

IL EST PLUS QUE TEMPS DE SORTIR D’UN REVE DANS LEQUEL NOUS A PLONGE LA PROPAGANDE DES POUVOIRS, au risque de plonger directement dans un cauchemar comme à Fukushima, comme à Tchernobyl.

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