Désinformation de Tchernobyl à Fukushima: CdP CRIIRAD, vidéo exclusive

Voici la vidéo intégrale d’une conférence de presse de la CRIIRAD, le 18 février dernier, amorçant une croisade antinucléaire de Naoto Kan en France. La CRIIRAD explique que, de Tchernobyl à Fukushima, la désinformation fut de mise quand la catastrophe se déclencha, avec des répercussions graves sur la santé des gens, et notamment celle des enfants, exposés à des doses énormes de radioactivité.

On se souvient que, en avril 1986, les européens étaient priés de penser que le nuage de Tchernobyl avait, en quelque sorte, été arrêté aux frontières de l’hexagone par la vigilance des services douaniers français …

Le 18 février 2019, lors d’une brève conférence de presse dans ses locaux à Valence, la CRIIRAD expliquait, qu’à Fukushima en 2011, comme à Tchernobyl en 1986, la désinformation fut orchestrée par le lobby nucléaire pour occulter l’ampleur de la catastrophe.

Ce qui est particulièrement exclusif dans la vidéo de cette conférence de presse, c’est d’assister en direct à l’émotion qui submerge soudain, Monsieur Bruno Chareyron, responsable du laboratoire de la CRIIRAD, lorsqu’il revit sa visite sur place en évoquant le sort des enfants qui jouaient innocemment sur une cours de récréation devenue aussi dangereuse qu’une décharge de déchets nucléaires. Cela se passait dans la ville de Fukushima à 60 km de la centrale dont 3 des 4 cœurs de réacteurs avaient fondu. L’émotion de Mr Chareyron découle de sa parfaite connaissance du sujet. Non seulement il est ingénieur en physique nucléaire, mais en plus, au début de la catastrophe en 2011, il s’était rendu en mission sur place pour faire des mesures de radioactivité et apporter l’aide de la CRIIRAD.

Une telle émotion, 8 ans après les faits, ça ne s’invente pas. Cette émotion professionnelle inspire un profond respect et permet à elle seule d’affirmer que la CRIIRAD fonde son action sur deux piliers solides, originaux et complémentaires, à savoir, d’une part, une profonde connaissance scientifique et technique de la radioactivité et, d’autre part, une profonde empathie, en parfaite connaissance de cause, à l’égard des victimes de la radioactivité. 

Cette empathie professionnelle motive un appel sans appel à soutenir le travail de la CRIIRAD. Si vous ne pouvez soutenir qu’une seule association antinucléaire, c’est la CRIIRAD qu’il faut soutenir en priorité. S’il vous plaît, vous qui lisez ces lignes, rejoignez les 5000 adhérents de la CRIIRAD, si ce n’est pas encore fait. La CRIIRAD mérite d’avoir bien plus de moyens. Votre adhésion peut aider la CRIIRAD tout en préservant son indépendance. Merci.

Monsieur Naoto Kan ne s’y est pas trompé. Lui qui fut Premier Ministre du Japon au moment de la catastrophe de Fukushima, a voulu commencer sa tournée en France, pour la promotion du film Le Couvercle du Soleil, par une visite à la CRIIRAD. Normalement Naoto Kan devait participer à la conférence de presse, mais un retard SNCF en a décidé autrement. En s’invitant à la CRIIRAD et en venant sur place le lendemain, Monsieur Naoto Kan souligne implicitement à quel point, les experts de la CRIIRAD furent méritants par leur lucidité et leur courage. De fait, en mai 2011, il fallait du courage pour aller vers la région de la catastrophe, au moment où bien d’autres professionnels fuyaient ou avaient fui cette région. Dans la conférence de presse, Madame Michèle Rivasi, députée européenne, explique notamment que des médecins et infirmières japonais fuyaient la région, abandonnant leurs malades dans les hôpitaux.

Comme Cicéron, Monsieur Naoto Kan a pu penser: C‘est dans l’adversité que se révèlent les vrais amis.

Il est permis de penser qu’en France, les émissaires de la CRIIRAD méritent la Légion d’honneur, notamment pour leur intervention exemplaire à Fukushima en 2011. Mais une telle distinction devrait être octroyée par le Président de la République. Or, en l’occurrence, le courage et la lucidité de la CRIIRAD contraste avec l’irresponsabilité aveugle et ostentatoire de celui qui était Président de la République française quand s’est déclenchée la catastrophe de Fukushima. A ce moment-là, Mr Sarkosy n’avait rien trouvé de mieux à faire que de s’inviter sur place pour vanter les mérites du nucléaire, participant ainsi sans vergogne à la désinformation orchestrée par le lobby nucléaire. Pour en savoir plus, regardez l’émission « Cellule de Crise » du 20 février 2017, De Paris à Fukushima : Les secrets d’une catastrophe. Dans le même temps, Angela Merkel décidait que l’Allemagne allait sortir du nucléaire en 2022 au plus tard. Il est vrai que sa formation scientifique lui permettait de mieux comprendre l’ampleur infinie de la catastrophe de Fukushima, dans l’espace et dans le temps, ce que bien des notables français pronucléaires sont manifestement incapables de comprendre.

Cliquez ici pour accéder à la vidéo de la conférence de presse.

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