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Déc 05 2014

IndependentWHO: A Genève, succès du Forum sur les Effets Génétiques des Rayonnements Ionisants

 Échange entre les intervenants et le publicIndependentWHO – Santé et nucléaire  a organisé, avec notamment l’appui de la Ville de Genève, un « Forum Scientifique et Citoyen sur les Effets Génétiques des Rayonnements Ionisants » le samedi  29 novembre 2014 à Genève. Six experts de renommée internationale (Japon, USA, Finlande, Angleterre, Allemagne) étaient invités à faire des présentations de leurs recherches. Ruth Stegassy, productrice de l’émission Terre à Terre sur France Culture, a modéré l’événement. Site IndependentWho 5-12-2014

Plus de 150 personnes sont venues assister à ce forum dont plusieurs professionnels de la santé et journalistes de France et de Suisse, ainsi que des élus, des écologistes et membres de mouvements et associations pour la santé et une alimentation saine, des militants anti-nucléaires…

Le forum s’est ouvert avec un discours de bienvenue de Rémy Pagani, représentant le gouvernement de la Ville de Genève.

Ensuite, Inge Schmitz Feuerhake (Allemagne) a introduit le sujet en expliquant les concepts biologiques fondamentaux des effets génétiques des rayonnement ionisants.

Yuri Dubrova (Ukraine) a présenté un résumé des études présentes et passées et a décrit son travail sur les effets transgénérationnels de l’exposition parentale aux mutagènes.

Wladimir Wertelecki (USA) a présenté les résultats  d’une décennie de travail en Ukraine, qui démontre une association significative entre le taux des malformations congénitales et les niveaux de Cesium 137 chez les femmes enceintes.

Keith Baverstock (Finlande) – bien connu pour sa dénonciation des effets de l’uranium appauvri utilisé dans les armements – a décrit le rôle et les conséquences potentielles de l’instabilité génomique induits par des facteurs de stress environnementaux, y compris les rayonnements ionisants.

Tim Mousseau (USA) a présenté des études qui démontrent des conséquences significatives des rayonnements ionisants à faible dose, et aussi du rayonnement naturel de base, et a souligné que les effets génétiques sont observés à tous les niveaux biologiques, de l’ADN aux écosystèmes. Dernière intervenante,

Chiyo Nohara (Japon), qui a décrit des études démontrant les effets génétiques déjà observés chez les papillons à Fukushima et qui a noté que ces effets ont empirés à la deuxième génération.

Pendant une discussion de deux heures, les membres du public ont pu ensuite demander des clarifications aux intervenants, lesquels ont fourni des explications supplémentaires. Les six intervenants sont tombés d’accord pour dire que la science génétique était à un tournant requérant des modèles théoriques nouveaux pour avancer dans sa compréhension plus fine des phénomènes. Mais les crédits alloués à cette recherche sont insuffisants et ne permettent pas une étude systématique d’envergure par manque de volonté politique

Le Collectif IndependentWHO – Santé et Nucléaire a, par la voix d’un de ses membres, clôturé le forum en faisant remarquer qu’il y a déjà un demi siècle, nos connaissances sur les effets génétiques des rayonnements ionisants étaient suffisantes pour pouvoir mettre en œuvre une radioprotection efficace.

D’ailleurs, si nos autorités internationales n’avaient pas abdiqué leurs responsabilités, ce forum sur les effets génétiques des rayonnements ionisants aurait été organisé par l’Organisation Mondiale de la Santé dans les années qui ont suivi l’accident de Tchernobyl.

Si les conséquences sanitaires, et en particulier les effets génétiques des rayonnements ionisants, n’avaient pas été dissimulés par nos autorités, nationales ou internationales, il est probable qu’aujourd’hui, l’unique utilisation de l’énergie atomique serait pour un usage médical.

Au lieu de cela, alors que la terre baigne de plus en plus dans les radionucléides et que beaucoup d’effets génétiques, qui n’avaient pas été reconnus avant, aient été observés après Tchernobyl et que la preuve des effets connus ait été confirmée, cela n’a pas empêché la Commission Internationale pour la RadioProtection (CIPR) de diminuer son estimation de risque génétique par un facteur de 6 en 2007 . . .

Les Actes de ce forum seront publiés sur le site d’ IndependentWho d’ici quelques mois mais en attendant, il est possible de lire le programme de cet événement ainsi que  la biographie des intervenants et un abstract de leur présentation ou également avoir un  aperçu de cette journée à travers les photos ci-dessous.

http://independentwho.org/fr/2014/12/05/forum-2014-effets-genetiques/

“Lire ou télécharger le programme du forum”

“Lire ou télécharger les résumés des présentations et la biographie des intervenants”