Sep 13 2014

L’ EPR de Flamanville ne tournera pas à plein régime avant 2018

  • EPR-EDF - Alexis Morin 2Réseau de Transport Électrique (RTE) a apporté des précisions sur le calendrier : l’EPR sera mis en route fin 2016 mais ne tournera pas à plein régime avant 2018…La Presse de la Manche, Laurent Gouhier, 12/09/2014. voir plus bas

     Pour le CRILAN,  » le décret de création de l’EPR   qui  date du 10 avril 2007 ( quelques jours avant l’élection présidentielle de Sarkozy) donne …10 ans  à EDF pour effectuer son premier chargement en combustible. Ce que l’on peut craindre aujourd’hui, c’est que coûte que coûte, cette dernière ne veuille donc le mettre en marche avant … le 11 avril 2017  !

  •  Le 10 avril 2017 à minuit, l’EPR risque de se transformer en citrouille !
  • Pour le CRILAN, se pose alors la question : « avec quel combustible ? On ne le sait toujours pas clairement :
    À l’origine, il était prévu du MOX à plus forte teneur de plutonium ( 11 à 13 % au lieu de 7%) et, qui plus est, pour 100% du combustible au lieu  de 30% dans 21 réacteurs de 900 MW.
    Or EDF, toujours aussi peu favorable à la filière plutonium a étudié un uranium  plus enrichi avec un renforcement des gainages au chrome ( “dopés” au chrome, peu probant aux essais.
    EDF aurait donc choisi,pour le moment, un démarrage à l’uranium enrichi classique, comme en Finlande à OLKILUOTO. »
  • http://www.s323409623.onlinehome.fr/crilan/index.php?option=com_content&view=article&id=262:lepr–de-qui-se-moxe-t-on–&catid=51:epr&Itemid=72
  • L’EPR ne tournera pas à plein régime avant 2018
    Réseau de transport d’électricité (RTE) vient d’apporter des précisions qu’EDF avait toujours refusé de donner: c’est à la fin 2016 que I’EPR sera mis en route, mais il ne tournera pas à plein régime avant 2018. « Nous serons au rendez vous de 2016 pour produire de l’électricité.  Inlassablement, Antoine Ménager répète que le calendrier de construction de I’EPR de Flamanville est maintenant respecté. Après un démarrage difficile et un premier planning qui s’est vite révélé incroyablement trop optimiste (lancement prévu initialement en 2012), le chantier suivrait désormais son cours normalement.

    Mais EDF s’est toujours refusé à donner davantage de précisions sur la date de mise en service du nouveau réacteur: premier semestre 2016 ou deuxième? « 2016 », répond toujours Antoine Ménager dans un sourire.

    Un secret de polichinelle, en fait. Qui avait d’ailleurs été un peu éventé par Didier Ohayon (le directeur de l’équipe chargée de la mise en route de I’EPR) l’an passé. « Je prendrai la responsabilité nucléaire mi-2015, quand le combustible arrivera sur le site, pour une mise en service fin 2016 ,,, avait-il avoué à son arrivée à Flamanville.

    Avant qu’Antoine Ménager ne tente un rétropédalage. « La mise en service interviendra courant 2016, mais il y a plein d’étapes, de jalons, pour cette mise en service. C’est un processus qui s’étale sur neuf mois. »

     « Disponibilité réduite les deux premières années »

    Mercredi, Réseau de transport d’électricité (RTE) s’est montré plus clair. Cette entreprise filiale du groupe EDF a présenté son bilan prévisionnel de l’offre et de la demande d’électricité jusqu’à l’hiver 2018-2019. Et RTE a lancé un signal d’alerte: la France pourrait manquer d’électricité en cas de vague de froid durant l’hiver 2015-2016 et encore plus durant l’hiver 2016-2017.

    Car pour RTE, il n’y a plus de secret: la première production commerciale de l’EPR de Flamanville aura lieu « fin 2016 ».

    Mais, plus intéressant encore, RTE a dévoilé un élément jusqu’alors jamais évoqué: I’EPR aura « uns disponibilité réduite les deux premiêres années ». Le planning commence donc à se prëciser.

    À la mi-2015, la construction du réacteur doit être achevée pour permettre la réalisation de grands essais garantissant le fonctionnement de la machine.

    Ces essais se poursuivant donc jusqu’à fin 2016 si tout va bien, le combustible devant arriver au milieu de cette année 2016.

    Ensuite, I’EPR devrait être connecté au réseau, mais comme il s’agit d’un réacteur tête de série, il faudra donc deux bonnes années pour peaufiner les réglages et apprendre complètement à piloter la machine. Laurent GOUHIER La Presse de la Manche