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Oct 31 2011

La Bourse ne croit plus au nucléaire

Le Figaro, Par Roland Laskine  publié le 31/10/2011

La baisse des actions EDF et GDF-Suez s’accentue depuis quelques jours.

Des rumeurs font état d’un arrêt possible de certaines centrales en France et en Belgique où les groupes français sont très présents.

Depuis la catastrophe de Fukushima en mars 2011 et la confirmation par legouvernement allemand d’arrêter définitivement toutes ses centrales d’ici à 2022 rien ne va plus pour les valeurs nucléaires qui paraissaient pourtant promises à un bel avenir. En plus des velléités des gouvernements européens, notamment la France, de bloquer le prix de l’électricité et du gaz, plusieurs nouvelles sont venues perturber le secteur au cours de ces derniers jours.La Belgique, où GDF Suez réalise 11% de son résultat opérationel, ne se contente pas de vouloir doubler les taxes sur le nucléaire. Les partis politiques du pays qui négocient actuellement la formation d’un nouveau gouvernement seraient tombés d’accord pour fermer les deux dernières centrales en services dans le pays. Deux centrales exploitées par Electrabel, filiale du groupe GDF Suez. Résultat : une baisse de 4 % du cours de GDF Suez qui abandonne plus de 9 % sur quatre semaines.

Areva est plus touchée que Siemens

En Bourse, EDF est également très attaqué. Le titre perd 4 % ce matin à la suite de rumeur selon lesquelles le parti socialiste et les écologistes seraient proches d’un accord électoral prévoyant certaines fermetures de centrales nucléaires en France. Vendredi dernier, ces mêmes rumeurs avaient fait chuter le cours d’EDF de 5 %. Une enquête est en cours sur ces brutales variations de cours.

Pour l’heure, une certitude : le nucléaire n’a pas le vent en poupe en Bourse. Outre les pertes de chiffre d’affaires pour les opérateurs, les boursiers s’inquiètent du coût prohibitif induit par le démantèlement des centrales. Depuis le début de l’année toutes les valeurs du secteur sont en forte baisse surtout en Allemagne où le processus d’arrêt des centrales est désormais avancé. Le cours des deux producteurs d’énergie d’outre Rhin, RWE et E-on sont respectivement en baisse de 36,3 et 22,2 % depuis le début de l’année. L’équipementier Siemens qui avait fait au cours de ces trente dernières années du nucléaire une de ses principales activités abandonne également 16,6 % depuis le début de l’année.

C’est exactement la même évolution qui menace les valeurs françaises du secteur. EDF chute de 28,7 % depuis le 1er janvier et GDF Suez, qui peut compter sur ses activités gazières limite la casse à -22,2 % sur la même période. Areva qui rencontre par ailleurs de sérieux problèmes d’exploitation et de maîtrise de ses coûts, a même été plus sévèrement sanctionné que Siemens avec une baisse de 27, % en dix mois.

Jeudi voit qu’il se passe quelque chose , il a un frémissement de moustaches à la pensée que la finance pourrait quitter le navire du nucléaire et influer les politiques…. (normalement c’est pas l’inverse??)

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