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Fév 13 2016

La chevauchée du couvercle contesté de l’EPR finit à Flamanville

IMG_1829Vendredi 12 février, vers 20 heures au terme d’une chevauchée rocambolesque qui a vu  « l’attaque » de l’ensemble routier qui allait de la Saône et Loire vers Flamanville . A Evrecy, au sud de Caen, il fut  assiégé par des militants de Greenpeace enchaînés au convoi, déterminés à montrer au grand public la stupidité de ce convoi qui transportait le couvercle de la cuve de l’EPR alors que l’ASN juge défectueux. Après l’intervention d’une équipe de gendarmes le convoi est reparti vers Flamanville où l’attendait un comité d’accueil depuis le matin. Après un contrôle d’identités et des coffres de voitures,  un déploiement policier exceptionnel et digne de l’état d’urgence a cantonné les 30 militants antinucléaires de l’ACRO, de Greenpeace, du CRILAN , du NPA et du CAN-Ouest.
En l’absence de la presse, cet événement nocturne serait passé inaperçu sans nos moyens militants.. Comment peut on acheminer et installer un tel  couvercle réputé non conforme ?. Faut il que nos autorités soient tombées si bas pour ne rien dire face au pouvoir de l’argent et de la puissance des lobbies ?. leblogdejeudi 13 02 16

 

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A travers la Presse
Tendance Ouest du 13 02 16

La cuve, déjà installée sur le chantier, et son couvercle sont des éléments sur lesquels l’Autorité de Sûreté Nucléaire a relevé une « anomalie sérieuse » dans la composition de l’acier avec lequel ils sont fabriqués, qui présente une forte concentration en carbone à certains endroits, qui conduirait à une moindre résistance. Areva, concepteur de ces équipements, conduit cette année une batterie de tests qui doit permettre de démontrer leur résistance. En fonction des résultats, l’Autorité de Sûreté décidera s’il est possible d’utiliser cette cuve. Résultats attendus au second semestre 2016.

Greenpeace bloque le convoi EPR : Hier matin, les gendarmes ont délogé des militants enchaînés au convoi transportant le dôme de la cuve EPR de Flamanville. Reportage Ouest France  Zoé BARBIER. 13 février 2016

Opération surprise de Greenpeace, peu avant l’aube, hier matin, à Évrecy, près de Caen (Calvados). Treize militants se sont enchaînés au convoi transportant le dôme de la cuve de l’EPR de Flamanville (Manche). Certains étaient fixés aux essieux du camion. « C’est efficace, je pense que ça va durer plusieurs heures », avait prédit Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace France, dès 9 h. Pendant près de cinq heures, les gendarmes en nombre se sont attelés à déloger les militants antinucléaires. Tellement bien enchaînés qu’il a fallu faire appel au Peloton spécialisé de protection de la gendarmerie, une unité chargée de la protection des installations nucléaires. Tous ont été placés en garde à vue. « Le couvercle de la cuve de l’EPR a été jugé défectueux par l’Autorité de sûreté nucléaire, explique Yannick Rousselet. On ne trouve pas normal qu’on fasse comme si tout allait bien et qu’on l’emmène à Flamanville. C’est pour ça qu’on a voulu marquer le coup en bloquant le transport. » Parti de Chalon-sur-Saône (Saône et-Loire) lundi, le convoi s’était arrêté pour la nuit à Évrecy, sur un petit parking à l’entrée de l’agglomération, au bord d’une départementale. Le camion devait initialement prendre la route du Nord-Cotentin à 7 h 30. Il n’y est parvenu qu’à 14 h. Sous bonne escorte, le dôme devait arriver à la centrale vers 21 h, hier soir. Dans la journée, une dizaine des militants EELV, NPA ou encore du Crilan (Comité de réflexion d’information et de lutte antinucléaire) avaient formé un comité d’accueil avec des banderoles à l’entrée de la centrale.

Manifestation pour l’arrivée de la cuve de l’EPR OUest France 13 février 2016

À l’appel de Greenpeace, des militants d’Europe Écologie-Les Verts, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ou encore du Crilan ont tenu un rassemblement symbolique, à Diélette, sur la route du couvercle de la cuve de l’EPR, partie de Saône et-Loire pour Flamanville lundi. Une quinzaine de personnes étaient au rendez-vous à midi. Elles ont dû attendre le début de soirée pour voir arriver le convoi, bloqué à Evrecy par des militants de Greenpeace. « Faire venir la cuve, c’ est montrer qu ’ ils l’installeront quand même, malgré les anomalies soulevées. C ’ est la politique du fait accompli » , a déploré Patrick Lafon, administrateur du Crilan. Ce rassemblement était aussi un moyen d’annoncer le grand rassemblement des antinucléaires des 1 et 2 octobre.

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