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Mai 26 2015

L’Agence de sûreté du nucléaire tacle Areva en Normandie

Le gendarme du nucléaire a taclé Areva chargée notamment du traitement des déchets radioactifs dans le Nord Cotentin, ce mardi 26 mai, à l’occasion d’un présentation du bilan portant sur l’année 2014.
Selon l’Autorité de Sûreté Nucléaire, Areva rencontre des difficultés à se conformer à la nouvelle réglementation pour le « reconditionnement » de dizaines de milliers de tonnes de déchets radioactifs anciens, emballés entre 1966 et 1998.  26 mai 2015
Non le nucléaire français  n’est pas une filière d’avenir, ni d’excellence….la preuve 

 

Guillaume Bouyt, chef de la division normande de l’ASN fait le point…

L’ASN souhaite organiser une visite de l’intérieur des équipements nucléaires sous pression à Beaumont Hague. Il est très difficile d’aller contrôler l’intérieur de l’équipement. Sur ce dossier, aucune dérogation n’a pour l’heure été accordée.

Aussi, l’ASN suit de près une anomalie détectée sur une cuve présente au cœur du futur EPR de Flammanville…

L’ASN ne cache pas en revanche sa satisfaction sur le suivi du chantier au Ganil à Caen, le Grand Accélérateur National d’Ions Lourds. « Nous considérons que l’exploitant du Ganil continue de conduire de manière globalement satisfaisante les travaux d’aménagements de la phase 1 de l’installation Spiral 2 », explique Guillaume Bouyt. L’ASN a achevé l’an passé l’instruction du premier réexamen de sûreté de l’installation depuis sa mise en service en 1983, notant notamment des améliorations portées sur la sécurité incendie. Trois inspections ont été menées sur le site du Ganil l’an passé par des agents de l’ASN.

 

l’article de l’AFP sur le sujet est plus approfondi

Caen – L’usine Areva de retraitement des déchets nucléaires de Beaumont-Hague (Manche) est dans l’impossibilité de se conformer à la nouvelle réglementation pour certains équipements, a indiqué mardi l’autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Depuis mai 2014, il est prévu qu’il y ait une visite de l’intérieur des équipements nucléaires sous pression. Dans le cas de la Hague, il y a des niveaux de radioactivité tout à fait considérable dans les équipements. Ils se trouvent dans des cellules blindées qui permettent une protection contre les rayonnements. Et c’est très difficile d’aller visiter l’intérieur de l’équipement. Donc il apparaît une impossibilité pour Areva de se conformer à certaines dispositions réglementaires nouvelles, a expliqué Guillaume Bouyt, chef de la division normande de l’ASN, lors d’une conférence de presse bilan sur la sûreté nucléaire en Normandie.

Des dérogations peuvent être accordées sous réserve que l’exploitant justifie un maintien du niveau de sécurité, ajouté M. Bouyt. Mais pour l’heure, Areva n’a pas réussi à convaincre le gendarme du nucléaire de lui en accorder une. Areva a fourni de premiers dossiers jugés insuffisants, a expliqué M. Bouyt.

Par ailleurs, le reconditionnement de dizaines de milliers de tonnes de déchets radioactifs anciens, emballés entre 1966 et 1998 de façon non conformes à la réglementation actuelle, demeure un sujet de préoccupation majeure pour l’ASN, selon M. Bouyt.

Areva a pu proposer certains projets dans un premier temps, mais il s’est avéré qu’ils ne pouvaient pas être mis en oeuvre, parfois pour des questions de radioprotection des agents, a précisé M. Bouyt.

Néanmoins il importe que les déchets soient repris dans les meilleurs délais, a martelé M. Bouyt.

En revanche, le gendarme du nucléaire est satisfait des mesures présentées par Areva pour détecter d’éventuelles fuites d’un silo qui comporte une unique barrière métallique pour le confinement des déchets nucléaires à l’intérieur et dont l’état est assez peu connu, a précisé M. Bouyt.

Ce silo, dit 130, contient 540 tonnes de déchets nucléaires.

Interrogé sur les inquiétudes de syndicats, d’élus locaux et de certains scientifiques sur les conséquences pour la sûreté des suppressions de postes annoncées par Areva, M. Bouyt a répondu: la sûreté c’est surtout une question d’hommes. Donc, le contexte du groupe Areva suscite une attention particulière de l’ASN, sans plus de précision concrète.

Selon les syndicats, la direction veut supprimer 500 postes sur 3.100 d’ici à 2019, à l’usine de la Hague.

Déchets nucléaires: le silo 130 du site de La Hague est-il sûr ?

http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20130412.OBS7738/dechets-nucleaires-le-silo-130-du-site-de-la-hague-est-il-sur.html

 

 

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