Août 02 2017

Le gouvernement réduit les aides à l’agriculture bio

 

 28 juillet – Le gouvernement refuse de soutenir l’agriculture biologique, selon la FNAB (Fédération nationale de l’agriculture biologique). Reporterre 28 juillet 2017  

 

Dans un communiqué publié jeudi 28 juillet, elle explique : « La FNAB demandait un fléchage de 3 % a minima du 1er pilier vers le 2nd pilier de la PAC[politique agricole commune] pour les seules aides bio afin que l’Etat puisse honorer ses engagements et financer les nouvelles demandes d’aides (conversion et maintien) sur la 2e partie de la programmation (2017 à 2020). Le ministre Stéphane Travert a décidé de transférer 4,2 % seulement du 1er pilier vers le 2nd pilier pour financer à la fois les MAEC (mesures agro-environnementales et climatiques), les ICHN (indemnités compensatoires des handicaps naturels) et les aides à la bio, un montant que tous les acteurs du monde agricole savent très nettement insuffisant. (…) Cette décision vient contredire les promesses de campagne du Président de la République. » La fédération conclut : « Tout porte à croire que les états généraux de l’alimentation ne seront qu’une mascarade. »

- 27 juillet – « Alors que l’agriculture biologique connaît un développement sans précédent – 21 fermes bio se créent chaque jour –, l’enveloppe versée par Bruxelles au titre de la politique agricole commune (PAC) pour soutenir ce mouvement est déjà épuisée, et nous ne sommes qu’à mi-parcours de la programmation 2015-2020 », explique à La Croix Stéphanie Pageot, présidente de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB).

« La solution serait de prendre à l’agriculture conventionnelle pour donner à l’agriculture biologique. La France reçoit chaque année 7,5 milliards d’euros au titre du 1er pilier de la PAC – aides directes pour soutenir le revenu des exploitants – et 1,5 milliard au titre du 2e pilier qui finance les zones à handicaps naturels, les mesures environnementales et climatiques et les aides au bio. Or, la réglementation européenne permet aux États membres de transférer jusqu’à 15 % du budget alloué du pilier 1 vers le pilier 2. Le gouvernement peut donc très bien décider, demain, d’augmenter la part de transfert, actuellement de 3 %.

Il appartient désormais au ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Stéphane Travert, de prendre ses responsabilités. Sachant qu’il a jusqu’au 31 juillet, date limite pour notifier à Bruxelles sa décision. »

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