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Juil 23 2015

Le parquet financier saisi d’une nouvelle affaire Areva

« Dix-huit millions perdus, mais pas pour tout le monde ! », c’est le titre de notre enquête dans le numéro de « Marianne » en kiosques ce vendredi et accessible, dès ce jeudi, au format numérique. Cette somme aurait été versée par le groupe nucléaire en commissions occultes à différents intermédiaires, dans le cadre de contrats de livraison d’uranium brut, en 2011. « Marianne » a reconstitué le montage qui a permis l’évaporation de ces 18 millions d’euros dont on ignore les véritables destinataires. Le dossier est entre les mains de la justice. Extrait. Marc Endeweld Marianne Jeudi 23 Juillet 2015
Remy de la Mauviniere/AP/SIPA

 

Le parquet national financier (PNF) a été saisi d’une nouvelle affaire Areva. Selon nos informations, le PNF a été alerté de mouvements financiers suspects entre une filiale du groupe nucléaire, Areva UG, spécialisée dans le trading d’uranium, et plusieurs intermédiaires, situés en Russie, au Liban et au Niger.

Cette semaine, Marianne est en mesure de dévoiler la teneur de ce montage financier occulte, qui a valu à Areva, la perte de 18 millions d’euros en 2011, selon les aveux même du groupe nucléaire. Si Areva reconnaît cette perte, le groupe soutient que c’était dans le cadre d’une « opération de trading sur le marché de l’uranium ».

Or, selon les documents en notre possession, et notamment plusieurs contrats commerciaux signés en juillet 2011, il est établi qu’Areva UG a couvert un système circulaire de vente de 5,5 millions de livres d’uranium. Deux transactions retiennent particulièrement l’attention : la vente par une société russe, EnergoAlyans de 5,5 millions de livres, achetées préalablement à Areva UG, à une société libanaise, Optima Energy, qui l’a revendu à peine deux jours après, à la société nigérienne, Sopamin… qui l’a ensuite revendu à Areva UG.

Les transactions, qui ont permis de dégager 17,6 millions de dollars de commissions, ont notamment été réalisées les 24 novembre 2011 et 25 novembre 2011, comme en attestent deux lettres d’Areva, qui sont en notre possession (voir les documents ci-dessous).

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