Les salariés d'Areva La Hague déplorent un recul de leur sécurité

La sécurité est-elle insuffisante sur le site d’Areva La Hague? Ce mardi, le comité d’hygiène et sécurité de l’usine a dénoncé un recul de la sécurité des 3000 salariés. « Je ne peux que le regretter », a déploré Michel Laurent, président de la Commission locale d’information (CLI). L’Expansion.com avec AFP – 19/11/2013 

Désormais, l’usine ne communique plus que partiellement les données concernant la dosimétrie (dose de radioactivité).

Le comité d’hygiène et sécurité (CHSCT) de l’usine du groupe nucléaire Areva de Beaumont-Hague (Manche) a dénoncé ce mardi un recul de la sécurité des salariés sur ce site qui concentre le plus de matière radioactive en Europe.

« Les élus au CHSCT déplorent que la direction » de l’usine « n’ait pas » maintenu en 2012 les effectifs de référents sécurité au travail « qui permettaient de maintenir un niveau de sécurité performant sur l’établissement », a déclaré Eric Gyrjan secrétaire adjoint (Unsa) du CHSCT lors d’une commission locale d’information (CLI) concernant le site à Beaumont-Hague.

La direction du groupe nucléaire français, qui emploie 3000 personnes sur ce site a supprimé quatre des douze postes de référents sécurité, des employés qui connaissent « tous les standards de sécurité » au travail sur le site et sont consultés à ce titre par les autres salariés, a poursuivi Eric Gyrjan en marge de cette CLI qui réunit élus locaux, syndicats, associations écologistes, direction d’Areva et Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

« Les salariés sous traitants sont ceux qui sont les plus souvent les plus exposés »

Syndicats et élus locaux ont par ailleurs déploré que l’usine ne communique plus que partiellement les données concernant la dosimétrie (dose de radioactivité) des 2000 salariés de sous traitants du site.

Areva ne relève désormais plus que les doses enregistrées ponctuellement lors d’intervention sur son site par ces salariés mais plus les doses cumulées au fil du temps par ces employés qui peuvent aussi travailler ailleurs.

« Je ne peux que le regretter », a déploré le président de la CLI, conseiller général DVD et ex-salarié d’Areva, Michel Laurent, rejoint par FO. « D’autant que les salariés sous traitants sont ceux qui sont les plus souvent les plus exposés », a ajouté Valérie Lejuez, élue locale EELV.

Jean-Christophe Varin de la direction d’Areva a répondu qu’il avait été demandé par l’ASN à Areva de ne plus publier des données qui relèvent de l’employeur direct de salarié et donc du sous-traitant. Guillaume Bouyt directeur adjoint de l’ASN Caen a confirmé qu’il revenait à l’employeur direct d’un salarié de suivre sa dosimétrie cumulée.

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http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/les-salaries-d-areva-la-hague-deplorent-un-recul-de-leur-securite_416616.html#SZG7xuYsdRG4742Q.99

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