L'Etat crée un fonds pour soutenir les PME du nucléaire français

Cette structure sera financée par EDF, Areva, Alstom, CEA… et pour un gros tiers par le FSI. Ils sont souvent en bisbille. Mais pour une fois, tous poseront côte à côte pour les photographes : Henri Proglio, PDG d’EDF, et Luc Oursel, patron d’Areva ; les ministres du redressement productif, Arnaud Montebourg, et de l’écologie, Delphine Batho, et bien d’autres représentants de l' » équipe de France du nucléaire « . La séance photo est programmée pour mardi 29 janvier, sur le site de Vallourec à Montbard (Côte-d’Or),  » au coeur de l’industrie française des composants nucléaires « . Le Monde 28 janvier 2012

Les pouvoirs publics ont décidé d’y tenir une réunion solennelle du Comité stratégique de la filière nucléaire, une structure créée par Nicolas Sarkozy après l’échec de la vente de réacteurs à Abou Dhabi.
Une réunion de famille de ce type, les industriels n’en avaient pas connu depuis l’arrivée d’un gouvernement rose-vert bien moins favorable à leur cause que le précédent. Après les débats sur la fermeture de Fessenheim et l’avenir de l’EPR, il s’agit pour l’Etat de serrer les rangs et d’affirmer son soutien à ce secteur.

Au nom du réalisme économique.
 » Que l’on soit pour ou contre, il s’agit d’une filière puissante, plutôt en forme, et qui va embaucher plus de 100 000 personnes ces prochaines années, résume l’un de ceux conviés à Montbard. Qu’il s’agisse de construire des centrales, d’en démanteler ou d’améliorer la sûreté, il y a du travail pour cinquante ans, et la France est bien placée ! Alors il faut capitaliser là-dessus.  »
C’est le sens des deux grandes décisions attendues mardi.

La première sera la création d’un Fonds de modernisation des entreprises nucléaires (FMEN). Doté de 153 millions d’euros, il aura vocation à prendre des participations dans des PME du secteur. A côté des champions nationaux comme EDF, des centaines d’entreprises françaises travaillent en effet pour le nucléaire.  » Certaines sont fragiles, manquent de fonds propres, ou n’ont pas la taille suffisante, explique un professionnel. Le fonds sera là pour les aider et faciliter des regroupements.  »

Aide à l’exportation
Le modèle, c’est le Fonds de modernisation des équipementiers automobiles, détenu à parité par Renault, PSA et le FSI, le fonds souverain français. De la même façon, le FMEN sera financé par les poids lourds du secteur (EDF, Areva, Alstom, CEA…) et pour un gros tiers par le FSI. L’équilibre subtil entre les différents groupes faisait encore l’objet de discussions ces derniers jours.
La deuxième grande décision sera la création d’une structure d’aide à l’exportation. Après le fiasco d’Abou Dhabi, François Roussely, l’ex-patron d’EDF, avait proposé la création d’un groupement d’intérêt économique avec les grands acteurs du nucléaire. La voie retenue est plus modeste. Elle consiste à créer une association réunissant petites et grandes entreprises, sur le modèle, cette fois, du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas).
Cette association doit permettre de partager les frais engagés pour mieux connaître les marchés internationaux et promouvoir l’offre française.  » Pour les PME, il n’est pas aisé de faire le distinguo entre les programmes nucléaires qui ne verront jamais le jour, et ceux sur lesquels cela vaut vraiment le coup de se positionner, témoigne un industriel. Grâce à l’association, les PME pourront profiter des connaissances des grands groupes en la matière.  »
Denis Cosnard

Du Niger à Fukushima, l’uranium traité et retraité par AREVA, nécessite la présence de l’Armée Française au Niger, le soutien financier à la filière qui se voile la face devant la fin irréversible de cette énergie mortifère. Il fallait un gouvernement néo-colonial socialiste  pour investir le Mali et le Niger et pour imposer l’Énergie nucléaire aux citoyens ….
Le débat sur la transition énergétique  est bien  mal  engagé…Si on attendait des initiatives pour la rénovation énergétique ou pour le développement du solaire ou de l’éolien, on peut être déçus.  Il ne manque plus que la commission du Dialogue façon Ayraultport pour imposer les choix du lobby nucléaire.

 

 

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