Oct 26 2011

Nucléaire : le camp Hollande met en garde les écologistes

Fracture ideoligique ou surenchère électorale affligeante?

Le PS montre ses muscles…mais se préoccupe t il de l’intérêt général en refusant la sortie du nucléaire?

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/26/nucleaire-le-camp-hollande-met-en-garde-les-ecologistes_1594114_823448.html#ens_id=1402952

Ci dessous article sur LEMONDE.FR avec AFP le 26.10.11

François Rebsamen et Jean-Marc Ayrault mettent en garde EELV contre toute tentative d’imposer son programme au PS. Montage réalisé le 26 octobre 2011 d’une photo prise le 21 décembre 2010 à Paris du président du groupe PS à l’Assemblée (D) et d’une photo le 27 août 2011 à La Rochelle du président du groupe socialiste du Sénat. 

Le camp Hollande ne veut pas plier sous la pression des écologistes. Et le faitsavoir au moment où Europe Ecologie-Les Verts et le Parti socialiste vontentamer de difficiles négociations pour un accord de gouvernement et des circonscriptions avant les élections présidentielle et législatives.

Jean-Marc Ayrault et François Rebsamen, proches du candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, ont mis en garde mercredi 26 octobre les écologistes contre toute tentative d’imposer leur programme au PS, en menaçant de fonder le rapport de forces sur le score à venir d’Eva Joly.

Eva Joly est actuellement créditée dans les sondages pour 2012 d’un score tournant autour de 5 %, selon les instituts. Mardi, la candidate des écologistes à la présidentielle a de nouveau pressé M. Hollande de faire « évoluer » sa position sur le nucléaire. Elle a redit qu’un « abandon à terme » de cette énergie est la condition d’un accord avec le PS pour 2012.

« ILS NE PEUVENT PAS IMPOSER LEUR PROGRAMME »

Sur Canal+, M. Ayrault, président du groupe PS à l’Assemblée nationale, a averti, à propos d’Europe Ecologie-Les Verts et de leurs exigences sur le nucléaire : « Je crois qu’ils ne peuvent pas imposer leur programme purement et simplement, ça n’a pas de sens ».

D’ailleurs, a glissé le député-maire de Nantes, « ils ont un candidat à l’élection présidentielle au premier tour. Quel sera le score ? On donne des chiffres qui sont quand même très faibles »« Si on devait se baser sur le pourcentage qu’Eva Joly risque de faire pour elle et les Verts, cela ne fait pas beaucoup de place, beaucoup d’arguments pour négocier un programme », a-t-il insisté.

M. Ayrault a tout de même nuancé ses propos, affirmant que « François Hollandeest pour un contrat de majorité avec les écologistes sur la base d’un contrat de confiance et de solidarité (…) Il faut créer de la confiance et ça commence maintenant. »

« HOLLANDE N’IRA PAS PLUS LOIN »L’homologue de M. Ayrault au Sénat, François Rebsamen, souligne dans Le Parisien-Aujourd’hui en France (article payant) que « sans accord sur le programme au préalable, il n’y aura pas d’accord électoral pour les législatives ».« Les convergences sont importantes. S’il restait des points de divergences, ils seraient tranchés par le premier tour de la présidentielle », a-t-il averti.

Sur la demande d’Europe Ecologie-Les Verts d’une dose de proportionnelle, M. Rebsamen « pense que l’on peut arriver à un accord sans trop de difficulté ». Mais sur le nucléaire, François Hollande s’est déjà engagé publiquement à une réduction » de sa part dans la production d’électricité, rappelle le sénateur-maire de Dijon. « Il n’ira pas plus loin ».

UNE « AMBIANCE DOMMAGEABLE »

De son côté, le porte-parole d’Europe Ecologie-Les Verts, Pascal Durand, a déploré mercredi ces piques envoyées aux écologistes par des proches de François Hollande. Les déclarations de MM. Ayrault et Rebsamen provoquent une« ambiance dommageable à l’esprit de rassemblement et de travail en commun »nécessaire pour 2012, a-t-il dit lors d’un point-presse au siège d’EELV.

Dénonçant ceux qui « jouent des cartes individuelles », M. Durand a notamment conseillé à la députée PS Aurélie Filippetti de se concentrer sur ses « réponses » à la ministre de l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet qui a récemment critiqué François Hollande, « plutôt que de parler de nous ». Soutien de M. Hollande, Mme Filippetti, qui est une ancienne verte, avait déjà répondu aux écologistes sur un ton virulent, lundi.

« Nous, on ne se trompe pas d’adversaire », a lancé M. Durand, relevant toutefois« faire confiance » aux négociateurs de l’équipe Hollande, comme Michel Sapin, pour discuter sérieusement.

Dans une interview au Monde publiée le 18 octobre, Eva Joly a déjà prévenu les socialistes qu’ils devront prendre des engagements clairs sur la sortie du nucléaire pour pouvoir former un gouvernement de coalition avec les écologistes.

La patronne des écologistes, Cécile Duflot, a également mis en garde le PS, dimanche, évoquant la possibilité que son parti ne trouve pas d’accord avec François Hollande, et a posé un certain nombre de conditions.

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