Mar 28 2018

Des évacués de Fukushima demandent le soutien de l’ONU

Fukushima évacué demande un soutien à l'ONU
Une Japonaise qui a évacué Fukushima après l’accident nucléaire de 2011 a appelé à un soutien international au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. NHK Lundi 19 mars 2018
Akiko Morimatsu a prononcé un discours au Conseil à Genève lundi. Elle a déménagé à Osaka avec ses deux enfants après l’accident. Morimatsu a critiqué le gouvernement japonais pour se concentrer uniquement sur les politiques qui encouragent les anciens résidents à retourner dans les zones touchées. Elle a appelé la communauté internationale à apporter son soutien pour protéger les enfants contre une nouvelle exposition aux radiations. Un responsable japonais a déclaré que le gouvernement fera tout ce qui est en son pouvoir pour accélérer la reconstruction, tout en gardant à l’esprit que les personnes touchées rencontrent toujours des difficultés dans leur vie quotidienne.Le Conseil des droits de l’homme a recommandé en novembre dernier que le Japon continue à soutenir les résidents affectés et les évacués volontaires, conformément aux demandes de l’Allemagne et d’autres États membres. Le gouvernement japonais déclare accepter les recommandations du Conseil relatives à l’accident. Mais il dit aussi qu’il a fourni le soutien nécessaire conformément aux lois.
https://www3.nhk.or.jp/nhkworld/en/news/20180320_06/
La video youtube et les liens sur leur voyage en France 
https://www.youtube.com/watch?v=HzfY0xIy0l8&feature=share

Mar 27 2018

Nucléaire : EDF veut sauver le soldat EPR

Eolien, solaire et autres renouvelables… L’électricien doit annoncer ce mardi un plan de transition énergétique et lâcher du lest en acceptant de fermer ses plus vieilles centrales d’ici à 2035. Mais il espère en retour que l’Etat donne son feu vert à de nouveaux réacteurs après celui de Flamanville. Par Jean-Christophe Féraud  Libération 26 mars 2018 

« Selon nos informations, l’électricien espère déjà construire un deuxième EPR à côté du premier, à Flamanville, et deux autres paires potentielles sur les centrales de Penly et Paluel. Gravelines, près de Dunkerque, dans le Nord, a également été retenu comme site d’accueil possible. Mais EDF, qui remettra mi-avril au gouvernement son «cahier d’acteur» dans le cadre de la PPE, serait déjà heureux s’il obtenait deux EPR. »

EDF joue au gentil géant vert pour bunkériser son nucléaire. Ce mardi, le PDG du groupe, Jean-Bernard Lévy, doit dévoiler un plan destiné à «accélérer les grandes transformations technologiques et industrielles en faveur de la transition énergétique». Des annonces qui suivront celle du «grand plan solaire» promis fin 2017 par l’électricien et visant à installer 30 GW de photovoltaïque en France entre 2020 et 2035 (contre 1,8 GW aujourd’hui). Alors que s’est ouvert le 19 mars le débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), cette vertueuse offensive ne doit rien au hasard. La PPE doit déterminer la part de l’éolien, du solaire et autres renouvelables dans notre mix électrique d’ici à 2023. Et, au-delà, tracer une trajectoire énergétique pour les quinze ans à venir. La place du nucléaire, sujet qui fâche, n’est pas ouvertement évoquée dans ce débat. Au grand dam des partisans de la fermeture des centrales, qui craignent un coup de Jarnac. Et, de fait, le «lobby» est bien décidé à se défendre façon Stalingrad.

Le gotha français de l’atome s’était ainsi donné rendez-vous le 15 mars dans le cadre discret de La Chesnaie du Roy, au Parc floral de Vincennes. Une armada de 300 costumes (et quelques tailleurs) gris invités par la Société française d’énergie nucléaire (Sfen) autour d’un thème à faire verdir de rage un militant de Greenpeace : «l’usine nucléaire du futur». Au menu, des projets de réacteurs de demain, du mini-«SMR» (Small Modular Reactor) de 150 MW à d’hypothétiques prototypes à neutrons rapides ou à fusion… Mais à cette convention de la grande confrérie de l’uranium, tous les cadres d’EDF, Framatome, Orano (ex-Areva) et du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) n’avaient qu’une idée en tête : sauver l’EPR d’aujourd’hui.

Promesse intenable

EDF à Flamanville, dans la Manche, tout comme Areva à Olkiluoto, en Finlande, ont eu bien du mal à construire ce réacteur à eau pressurisée de 1650 MW. Les deux chantiers ont tourné au cauchemar et vu leurs coûts tripler à plus de 10 milliards d’euros. Le nouveau fleuron du nucléaire français a ainsi viré à la catastrophe industrielle. Et Areva et EDF n’ont dû leur salut qu’à l’intervention de l’Etat actionnaire : entre 2015 et 2017, les deux groupes ont été recapitalisés à hauteur, respectivement, de 5 et 4 milliards d’euros. Alors ce fameux EPR, qui doit entrer en service à Flamanville fin 2018 avec six ans de retard, a-t-il encore un avenir dans un monde post-Fukushima qui met le turbo sur les énergies renouvelables ? A la tribune de la Sfen, le directeur des nouveaux projets nucléaires d’EDF, Xavier Ursat, s’est chargé de rappeler ce qui se joue actuellement pour la filière et ses 220 000 salariés : «C’est un momentum très important pour notre futur à tous. Il s’agit de défendre et promouvoir la place du nucléaire, il faut démontrer sa compétitivité dans la durée par rapport aux énergies renouvelables.» Et ce solide polytechnicien de marteler : «Nous devons rompre avec l’image d’un nucléaire figé, montrer au contraire l’image d’un nucléaire qui bouge, qui innove et prépare le futur avec de la R & D [recherche et développement] et de nouveaux projets.» L’année 2018 sera charnière pour le nucléaire hexagonal. Elle verra la fermeture définitive des deux réacteurs de Fessenheim, la plus vieille centrale française (40 ans d’âge), sur le grand canal d’Alsace. Et, si tout va bien, la mise en service coordonnée du fameux EPR de Flamanville. Ce chassé-croisé permettra à EDF de maintenir son niveau de production électro-nucléaire à son plafond actuel de 63 GW. L’objectif du groupe est clair : sanctuariser pour des années encore un parc existant de cinquante-huit réacteurs, quitte à donner des gages dans les énergies renouvelables (ENR).

Le camp de l’atome, qui vante la supériorité de son énergie prométhéenne, illimitée et toujours disponible, sur les ENR, intermittentes et au faible rendement, a déjà remporté une première manche. Le gouvernement vient de renvoyer à 2035 les objectifs de la loi sur la transition énergétique, qui prévoyait de réduire de 75 % à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité française d’ici à 2025. La promesse figurait pourtant dans le programme d’Emmanuel Macron. Mais elle était intenable en l’état actuel du développement des ENR en France : en 2017, selon l’entreprise RTE, les éoliennes et panneaux solaires ont respectivement couvert seulement 5 % et 2 % de l’électricité consommée en France. Avec l’hydraulique, les ENR arrivent péniblement à 18,4 % (quand l’Allemagne ou le Danemark sont entre 40 % et 50 %). La mort dans l’âme, le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a donc annoncé le 7 novembre qu’il serait «difficile» de tenir l’objectif des 50 % : «Je préfère le réalisme et la sincérité à la mystification», a-t-il expliqué, essuyant le feu des critiques de ses amis.

De vieux réacteurs contre des EPR

Une victoire pour les nucléocrates, qui tentent aujourd’hui de jouer le coup suivant. Leur pari est double. Après la mise à la retraite des deux réacteurs de 900 MW de Fessenheim, il s’agit d’en fermer le minimum : selon BFM Business, le scénario poussé par EDF et privilégié par le gouvernement prévoirait de n’arrêter que neuf réacteurs supplémentaires sur cinquante-huit d’ici à 2035. Ainsi, après avoir obtenu de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) l’autorisation de prolonger de quarante à cinquante ans la durée de vie de ses centrales, l’électricien consentirait à fermer les plus anciennes : Tricastin, Bugey, Blayais ou Dampierre… EDF espère en échange obtenir la possibilité de construire les EPR, qui prendraient le relais à l’horizon 2030. Et maintenir ainsi le règne de l’atome en France.

Mais encore faut-il convaincre Emmanuel Macron de donner son feu vert à un ou deux EPR avant la fin de son mandat. Car le chef de l’Etat a gardé un souvenir cuisant des épisodes précédents : quand il était ministre de l’Economie, entre 2014 et 2016, c’est lui qui a piloté le sauvetage financier d’une «équipe de France du nucléaire» en déroute. Mi-février, lors d’une rencontre avec des journalistes, le Président s’est montré assez normand sur la question de savoir s’il fallait ou non construire de nouveaux EPR en France : «Il n’y a pas de tabou sur le sujet et donc je n’exclus pas l’option, mais je ne suis pas en situation de vous dire si ce sera à court terme, à moyen terme, à long terme ou si c’est à exclure.» Emmanuel Macron attend en particulier l’avis de l’ASN sur la prolongation des vieux réacteurs actuels. Si le gendarme du nucléaire décide d’en fermer quelques-uns, il sera peut-être plus enclin à lâcher du lest à EDF pour de nouveaux EPR en France. Mais vu le passif, l’électricien va devoir se montrer très convaincant.

Cela tombe bien, la Sfen a présenté le 21 mars une jolie note sur les «coûts de production du nouveau nucléaire» : la «société savante» des atomistes y promet un EPR-NM (nouveau modèle) 30 % moins cher à construire qu’à Flamanville. La conception du réacteur serait simplifiée avec l’abandon de la double enceinte de confinement et trois systèmes de secours au lieu de quatre… Si l’ASN estime que cela ne remet pas en cause la sûreté. «Effet de paire» aidant, le deuxième réacteur construit sur un même site reviendrait aussi 15 % moins cher que le premier. Le nouvel EPR coûterait ainsi 6 à 7 milliards d’euros pièce, contre 10,5 milliards pour la tête de série de Flamanville. La déléguée générale de la Sfen, Valérie Faudon, estime ces gains suffisants pour que la France «se décide d’ici à 2020 à construire trois à quatre paires d’EPR, soit six à huit réacteurs, si l’on veut éviter une rupture de charge dans l’approvisionnement électrique après 2030».

Des EPR à Flamanville, Penly et Paluel ?

EDF sait déjà pertinemment où il pourrait édifier ces nouveaux réacteurs EPR. Pour des raisons «d’acceptabilité» et vu la taille de l’objet industriel, ce sera forcément sur une grosse centrale existante. Autre contrainte : pour assurer un refroidissement optimum de ces grosses chaudières nucléaires (dont la puissance pourrait être portée de 1 650 à 1 750 MW), ce sera obligatoirement en bord de mer. Les côtes normandes, qui font déjà figure de «NuclearLand», sont toutes désignées. Selon nos informations, l’électricien espère déjà construire un deuxième EPR à côté du premier, à Flamanville, et deux autres paires potentielles sur les centrales de Penly et Paluel. Gravelines, près de Dunkerque, dans le Nord, a également été retenu comme site d’accueil possible. Mais EDF, qui remettra mi-avril au gouvernement son «cahier d’acteur» dans le cadre de la PPE, serait déjà heureux s’il obtenait deux EPR.

Chez Greenpeace, on a sorti la calculette : «Huit EPR, cela coûtera au bas mot 32 milliards d’euros, et encore si tout se passe bien. EDF, qui doit déjà faire face à un mur d’investissement de 16 milliards par an, est totalement incapable d’absorber le choc sans l’aide du contribuable»,pointe Florence de Bonnafos. Spécialiste des questions financières au sein de l’ONG, elle s’est même amusée à totaliser ce que coûterait le renouvellement de l’ensemble du parc nucléaire français d’ici à 2040 : «Il faudrait 39 réacteurs EPR pour fournir 63 GW et cela coûterait 240 milliards minimum, une folie.» On n’en est pas là. Mais la Sfen a les mêmes chiffres. Et plaide désormais ouvertement pour «un partage des risques» entre le porteur du projet et l’Etat, arguant que «le nouveau nucléaire» est le meilleur atout pour lutter contre les émissions de CO2.

Un tarif garanti façon Hinkley Point

Et, de fait, EDF ne cache pas qu’il aura besoin de la puissance publique sur ce coup-là : le groupe ne construira de nouveaux réacteurs nucléaires en France que s’il bénéficie d’une «régulation adaptée avec une garantie de recettes», a déclaré fin décembre son PDG, Jean-Bernard Lévy, à Ouest-France. Autrement dit, comme outre-Manche, où EDF construit deux EPR à Hinkley Point, mais non sans avoir obtenu du gouvernement britannique un «contract for difference» : un tarif garanti de rachat par l’Etat de l’électricité de 92,5 livres (106 euros) par mégawattheure pendant trente-cinq ans ! A ce niveau-là, on est presque au triple du prix du nucléaire amorti vanté par EDF ces dernières années (en omettant le coût final de la gestion des déchets radioactifs). Et à plus du double des prix de l’éolien et du solaire qui sont devenus compétitifs, passant dans de nombreux pays sous la barre symbolique des 50 euros le MWh. Mais EDF explique que les prix de marché de l’électricité, qui ont fortement baissé, ne suffisent plus à rémunérer la construction de ces gros objets industriels. Jean-Bernard Lévy plaide ainsi pour que «toutes les sources d’énergie, nucléaire et renouvelable, bénéficient de la même visibilité sur le prix de vente». Soit un tarif de rachat garanti. Mignon, quand on sait comment les pronucléaires ont tapé pendant des années sur les énergies renouvelables subventionnées.

In fine, c’est bien Macron qui arbitrera ce dossier régalien, balance politique et calculette en main. La chargée de campagne climat énergie chez Greenpeace, Alix Mazounie, veut croire que le chef de l’Etat ne cédera pas aux sirènes nucléaires : «C’est un banquier et un pragmatique, il a besoin d’être convaincu de la viabilité du financement et du retour sur investissement des EPR, il sait que les caisses d’EDF sont vides et qu’il y a un gros risque pour les finances publiques.» Le journaliste Thierry Gadault, auteur du livre-enquête Nucléaire, danger immédiat (Flammarion), est moins optimiste : «Toutes les couches politico-administratives de l’Etat sont nucléaires. Nous sommes dans un Etat nucléaire, la décision sur les EPR sera prise dans l’intérêt de l’industrie nucléaire.» Et il se trouve que la France a besoin d’une vitrine. Après les deux EPR construits par les Chinois à Taishan, EDF veut ainsi en vendre six autres à l’Inde pour son mégaprojet nucléaire de Jaitapur. Et Orano espère fourguer à la Chine une copie de La Hague (Manche), son usine de retraitement de déchets radioactifs. Deux projets se chiffrant en dizaines de milliards d’euros qu’est venu vendre avec enthousiasme Macron à Pékin et New Delhi, en bon «VRP» de l’atome français.

Jean-Christophe Féraud

Mar 26 2018

42 travailleurs de Hanford contaminés par des radiations

Les résultats finaux des tests effectués par les travailleurs après une propagation de contamination en décembre ont révélé que 11 travailleurs de Hanford avaient inhalé ou ingéré des particules radioactives provenant de la démolition de l’usine de traitement du plutonium de la réserve nucléaire. Tri-City Herald  

PHOTO: Des travaux de démolition sont en cours sur l’usine de finition Plutonium de la réserve nucléaire de Hanford, près de Richland, en juin dernier. Le travail a été arrêté depuis décembre. (Nicholas K. Geranios / AP)

C’est en plus des 31 résultats de tests positifs après une propagation similaire de la contamination en juin à l’usine située au centre de la réserve nucléaire.

La démolition à l’usine a été arrêtée depuis décembre. Il ne reprendra pas avant que le ministère de l’Énergie n’approuve un nouveau plan de démolition et qu’un plan soit approuvé et mis en œuvre pour prévenir la propagation de petites particules radioactives dans l’air.

Le département d’écologie de Washington, un régulateur sur le projet, a également déclaré qu’il ne permettra pas la démolition de continuer si elle n’est pas convaincue que cela peut être fait en toute sécurité.

La démolition en plein air de l’usine a débuté à la fin de l’année 2016 avec l’utilisation d’équipements lourds pour démolir les murs. Des travaux importants ont déjà été effectués pour retirer autant de matériel contaminé que possible de l’usine.

Selon un rapport préliminaire publié au début du mois par CH2M / Jacobs Engineering avec l’aide du Département américain de l’énergie, un système de surveillance de l’air n’a pas réussi à détecter la propagation de la contamination radioactive.

La surveillance de l’État a révélé que les particules de plutonium et d’américium se déplaçaient jusqu’à 10 milles du site de démolition, près de Richland. Les véhicules, les immeubles de bureaux et les travailleurs ont été soumis à des tests de détection de traces de contamination radioactive.

Un plan de démolition plus sûr n’a pas encore été publié.

Le projet a été troublé par la contamination radioactive trouvée à l’extérieur des bureaux des travailleurs à l’usine et sur les voitures des travailleurs et les véhicules du gouvernement.

Sept foyers de travailleurs ont été contrôlés pour la contamination radioactive, sans aucun trouvé.

Le département de la santé de l’état a trouvé de très petites quantités de contamination radioactive dans l’air au cours de la dernière année qui aurait pu provenir de la démolition de l’usine à des kilomètres, près de la route 240 et du fleuve Columbia.S’inscrire

La perte de contrôle des particules radioactives était une préoccupation, bien que les quantités trouvées aient été jugées trop petites par les experts de l’état pour présenter un risque pour la santé.

Au cours de la série de tests sur les travailleurs déclenchée par l’incident de décembre, 281 travailleurs ont été testés. Quelque 270 n’avaient aucune contamination interne détectable.

« Nous comprenons les préoccupations des employés en matière d’exposition interne », a déclaré jeudi une note envoyée aux employés de CH2M Hill Plateau Remediation, l’entrepreneur qui effectue la démolition.

Les experts dans la détermination de la dose de rayonnement a rencontré des employés, le mémo dit. En outre, une brochure a été distribuée expliquant comment les doses ont été calculées.

Et le gouvernement fait des appels téléphoniques de suivi pour répondre aux questions restantes que les travailleurs testés peuvent avoir.

Les tests, qui ont été effectués sur des échantillons de déchets corporels, peuvent détecter des expositions bien en dessous de toute dose jugée nuisible, selon le mémo.

Parmi les tests les plus récents, la dose la plus élevée de rayonnement interne a été calculée entre 10 et 20 millirems pendant les 50 prochaines années à partir de particules dans leur corps.

Huit travailleurs devraient recevoir des doses de rayonnement de 1 à 10 millirems, et deux pourraient recevoir des doses inférieures à 1 millirem.

À titre de comparaison, le résident américain moyen est exposé à environ 300 millirems par an à partir du rayonnement de fond et naturel.

Environ une douzaine de travailleurs qui ont initialement demandé les tests ont ensuite changé d’avis et n’ont pas soumis d’échantillons pour les tests, laissant tomber le nombre de tests effectués après la diffusion de décembre à 281.

Après la propagation de la contamination en juin, la dose maximale calculée pour un travailleur était de 10 millirems sur 50 ans. La majorité des travailleurs avec des résultats positifs – 18 d’entre eux – ont alors eu des doses de rayonnement de moins de 0,5 millirem.

Mar 19 2018

Le débat sur l’énergie s’ouvre en oubliant le nucléaire et la baisse de la consommation

Ce lundi 19 mars est lancé le débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui doit définir la politique énergétique de la France jusqu’en 2023. Mais les ONG alertent sur un débat biaisé qui escamote la question centrale de la sortie du nucléaire et oublie les scénarios de forte réduction de la consommation énergétique.

Qu’est-ce que la programmation pluriannuelle de l’énergie ? Quelles seront les modalités de la consultation ? Va-t-on enfin se voir dessiner une stratégie de sortie du nucléaire ? Ce lundi 19 mars, alors que le débat public sur la politique énergétique de la France pour les cinq prochaines années vient d’être lancée, Reporterre fait le point. 19 mars 2018 / Émilie Massemin (Reporterre) 

Qu’est-ce que la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ?

La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) est la feuille de route de la politique énergétique de la France, qui doit permettre, à terme, d’atteindre les objectifs fixés par la loi sur la transition énergétique (LTE). Les principaux objectifs inscrits dans cette loi sont :
- La réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40 % en 2030 par rapport à 1990 et la division par quatre les émissions de gaz à effet de serre en 2050 par rapport à 1990 ;
- La réduction de la consommation énergétique finale de 50 % en 2050 par rapport à 2012, avec un objectif intermédiaire de 20 % en 2030 ;
- La hausse de la part des énergies renouvelables à 23 % de la consommation énergétique finale en 2020 et à 32 % de cette consommation en 2030 ;
- Et la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % en 2025.
La stratégie énergétique et les objectifs intermédiaires définis dans la PPE doivent être cohérents avec l’autre outil de mise en œuvre de la LTE, la stratégie bas-carbone.

La PPE actuellement en cours de préparation concernera les périodes 2019-2023 et 2024-2028. Sa version définitive doit être rendue publique fin 2018 sous forme de décret. Mais de nombreuses étapes jalonneront cette année : le débat public du 19 mars au 30 juin, la publication d’une première version du texte en juin, puis sa mise en consultation auprès de différentes organisations : Autorité environnementale, Conseil national de la transition écologique, Conseil supérieur de l’énergie, etc. Une nouvelle consultation publique à cette étape a également été annoncée par le cabinet du ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, le 5 mars dernier.

Comment va se dérouler le premier débat public, du 19 mars au 30 juin ?

Ce débat public est censé aborder de nombreuses questions : l’état des lieux de la production et de la consommation d’énergie en France, la répartition des efforts de production d’énergie sur le territoire, l’évolution des mix énergétique et électrique, le rythme de déploiement des énergies renouvelables, la place du nucléaire, etc.

Plusieurs outils permettront de recueillir l’avis des Français. Au niveau national, une plate-forme contributive a été mise en ligne ce lundi 19 mars. « Nous attendons également plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de cahiers d’acteurs : associations, entreprises, collectivités territoriales », a indiqué à la presse le vice-président de la Commission nationale du débat public (CNDP) Jacques Archimbaud le 13 février dernier. Des ateliers d’information et d’autres de controverse, sur des sujets clivants comme la consommation d’énergie et le nucléaire, seront organisés. En plus de ces outils classiques, 400 personnes seront tirées au sort et chargées de suivre le débat à l’aide de lettres d’informations. « A son issue, elles s’exprimeront et voteront sur quatre ou cinq questions importantes », a annoncé le vice-président de la CNDP. Par ailleurs, certains territoires emblématiques – agglomérations, « territoires intensifs en énergie » et/ou pollués comme Fos-sur-Mer« territoires à énergie positive » comme Loos-en-Gohelle et certains départements ruraux – feront l’objet de consultations particulières. De même que certaines populations-cibles : jeunes, personnes en situation de précarité énergétique, agriculteurs, etc.

Sur le papier, tous les ingrédients semblent être réunis pour une consultation de qualité. Mais les ONG dénoncent un débat aux dés pipés, avec un dossier du maître d’ouvrage – pièce maîtresse du débat public censée apporter les données nécessaires aux discussions – biaisé et incomplet. Cet épais dossier, rédigé par le ministère de la Transition écologique et solidaire, « ne donne pas les éléments sur le nucléaire : acceptabilité pour les Français et les pays voisins des niveaux faramineux d’exportation d’électricité nucléaire prévus dans les scénarios retenus, quantité de déchets radioactifs produits dans ces scénarios, etc. », a accusé Anne Bringault, coordinatrice sur la transition énergétique au Réseau pour la transition énergétique (Cler) et au Réseau Action Climat (Rac), lors d’une conférence de presse vendredi 15 mars. « Il manque des trajectoires sur la consommation d’électricité et le scénario de RTE qui prévoit la plus forte baisse de la consommation électrique a été écarté », a renchéri Jean-David Abel, vice-président de France nature environnement (FNE).

Dossier du maître d’ouvrage pour le débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE-2018)

Pire : le premier jet de la PPE pourrait être dévoilé dès le mois de juin, avant la fin du débat public prévue le 30 juin. « Il serait paradoxal que le ministre de la Transition écologique et solidaire appelle un débat mais n’en attende pas la fin ni le compte-rendu », a pointé M. Archimbaud. Une aberration du calendrier minimisée avec dédain par le cabinet du ministre de la Transition énergétique et solidaire : « Ce sera peut-être début juillet. Nous sommes très intéressés par ce débat mais nous ne savons pas si ce qui va se dire les quinze derniers jours sera très différent de ce qui se sera dit pendant un mois et demi. »

Pourquoi le débat sur la consommation d’énergie s’annonce-t-il houleux ?

La LTE fixe l’objectif d’une baisse de la consommation énergétique finale de 20 % en 2030, par rapport à 2012. Pourtant, le dossier du maître d’ouvrage ne présente pas de scénario d’évolution de la consommation d’énergie, alors même qu’il s’agit d’une base indispensable à toute programmation et qu’un scénario de référence sur la consommation d’énergie a déjà été conçu pour la stratégie bas-carbone et la PPE. Il écarte aussi le scénario le plus ambitieux de RTE en matière de baisse de la consommation électrique – le scénario Watt, qui prévoit une baisse de 14 % de la demande d’électricité en 2035 par rapport à 2016. Un scénario de baisse n’a pourtant rien d’utopique : le 7 novembre, à l’occasion de la présentation de son bilan prévisionnel 2017, le président du directoire de RTE, François Brottes, indiquait que « pour la première fois, toutes les trajectoires de consommation stagnaient ou étaient en baisse ». Ceci malgré l’hypothèse lourde d’un parc de 5,5 à 15,6 millions de voitures électriques en 2035.

Peut-on attendre de la PPE une stratégie pour une sortie progressive du nucléaire ?

Une certitude : la liste de réacteurs à fermer avant 2025 ou 2028 n’est pas au programme de la PPE« Il y aura sans doute une liste de critères sur lesquels on va fermer les réacteurs mais c’est difficile à dire pour le moment. Par contre, il n’y aura sans doute pas de noms de réacteurs », a annoncé le cabinet de Nicolas Hulot le 5 mars. En déplacement à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire le 15 mars, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire Sébastien Lecornu a indiqué que « la PPE devrait cibler a minima un nombre de mégawatts ».

Reste à savoir si la PPE fixera une nouvelle date pour l’objectif de réduction de la part du nucléaire à 50 % du mix électrique, au lieu des 75 % actuels. Nicolas Hulot avait annoncé que cet objectif, fixé à 2025 par la LTE, serait reporté au motif que les scénarios de RTE le disaient inaccessible à moins d’ouvrir de nouvelles centrales thermiques, et donc d’augmenter les émissions de gaz à effet de serre. Les deux scénarios de sortie rapide du nucléaire Hertz et Watt ont d’ailleurs été délibérément exclus des discussions en atelier sur la PPE et du dossier du maître d’ouvrage. Et le cabinet du ministre n’a pas exclu de faire voter une nouvelle loi sur la transition énergétique, qui rendrait obsolète la LTE et son objectif de réduction de la part de l’énergie nucléaire d’ici 2025.

Pour les ONG, cette confiscation du débat sur la sortie du nucléaire est inacceptable. « Les scénarios de RTE retenus dans le dossier du maître d’ouvrage impliquent une prolongation de certains réacteurs au-delà de cinquante ans. Les problèmes de sûreté ne sont même pas évoqués, alors que les réacteurs vieillissent et que certains de leurs éléments, comme la cuve ou l’enceinte de confinement, ne sont ni réparables, ni remplaçables. Le problème de la production de nouveaux déchets radioactifs n’est pas évoqué non plus », s’est insurgée Charlotte Mijeon, porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire. Pourtant, les volumes de nouveaux déchets produits sont loin d’être négligeables, jusqu’à 18.985 mètres cubes en 2035 si seuls neuf réacteurs étaient fermés.

De plus, ces scénarios de maintien du nucléaire à des niveaux élevés reposent sur l’hypothèse d’une multiplication par 2,5 des exportations d’électricité nucléaire vers les pays voisins – 25 à 30 % de l’électricité produite seraient envoyée au-delà des frontières. Une hypothèse dénoncée comme hautement irréaliste par plusieurs experts énergétiques, comme Yves Marignac, directeur de WISE-Paris et porte-parole de l’association NégaWatt : « Aucun pays européen ne se projette dans un scénario énergétique dépendant du bon fonctionnement du parc nucléaire français pour son approvisionnement électrique. »

Enfin, ce scénario de maintien du nucléaire à un niveau élevé s’annonce extrêmement coûteux. « Si l’on regarde les résultats financiers d’EDF, tous les voyants sont au rouge, a alerté Alix Mazounie, chargé de campagne climat énergie à Greenpeace France. Or, elle se trouve face à un mur d’investissements si elle veut prolonger ses réacteurs au-delà de leur limite d’âge de 40 ans. »Fin 2014, la Cour des comptes évaluait le coût de l’énergie nucléaire à 62,2 euros le mégawattheure (MWh). Les associations, elles, l’évaluent à 67,7 euros en tenant compte des nombreux arrêts de tranches et de la baisse de production d’électricité nucléaire. « En face, le coût des énergies renouvelables ne fait que baisser, à 65 euros le mégawattheure pour l’éolien terrestre et 62 euros pour le photovoltaïque », a indiqué M. Abel.

Face à ces dérobades gouvernementales, les associations sont déterminées à relancer le débat. « On peut imaginer que le gouvernement n’a pas très envie d’écouter ce débat. Mais si ce dernier prend de l’ampleur, il sera de plus en plus difficile pour le gouvernement de l’ignorer », a conclu Mme Bringault.

 

Mar 18 2018

Naoto Kan : Les 24 heures d’une visite mémorable dans le Cotentin nucléarisé

Article en cours…

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L'accueil en Gare : Janick, Evelyne, Didier
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Les train de Paris est à l'heure, c'est de bonne augure !
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Naoto Kan , ses accompagnateurs et traductrice
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L'accueil par Didier Anger
NK Gare004
Naoto Kan , ses accompagnateurs et traductrice
Le CNPE vu du Platé004
Première étape, la plage du Platé à Siouville
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Didier Anger présente le site des 3 réacteurs de Flamanville
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Des militants du CRILAN et du Cano accompagnent Naoto Kan
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Un dossier a été préparé à l'attention de l'ancien premier ministre Japonais
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Passage obligé par la stèle aux irradiés inconnus
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C'est le 7 ème anniversaire de Fukushima
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Naoto Kan et Chantal Cuisnier fleurissent la stèle
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La stèle fait partie du paysage de Dielette
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Deux présences remarquées: Mathilde Panot ( FI) et Yannick Rousselet (Greenpeace)
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Pendant la Conférence de presse de Naoto Kan: un style précis...
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20 h 400 personnes ont envahi Le Raffiot de Famanville pour voir le film présenté par son réalisateur
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Pendant 1h30 Naoto Kan répond aux questions du public
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Paulette et Didier Anger , les artisans d'un événement mémorable.
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8h45 , Naoto Kan se dirige vers La Hague. André Guillemette l'attend devant ORANO
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Un panorama vu du nord du site ORANO
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Un panorama vu du nord des sites ORANO et Andra
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Du Rhuténium a été mis en évidence par l'ACRO dans cette zone. du Ru des Landes..
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La Sainte Helene , rivière contaminée à l'américium-241
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Les cartes sont de sortie
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Avant de regagner Cherbourg Kolin nous offre une photo artistique d'Ecalgrain

 

Naoto KAN, premier ministre japonais lorsque la catastrophe de Fukushima a commencé (http://leblogdejeudi.fr/naoto-kan-le-…), était invité par le Collectif antinucléaire Ouest (http://www.can-ouest.org/) et le CRILAN (http://crilan.fr/). Il était à Flamanville le 15 mars 2018. A l’issue de la projection du film « Le cercle du soleil », en présence du producteur Tomiyoshi Tachibana, il a débattu de sa décision face à l’incapacité des industriels d’assumer les conséquences des catastrophes et l’impossibilité de garantir le confinement des déchets : la nécessité impérative d’arrêter toutes les centrales nucléaires et de cesser le retraitement des déchets.  François NICOLAS  17 mars 2018