Nucléaire: le chemin du bon sens par Hervé Kempf

par Hervé Kempf Chronique « Ecologie » | LEMONDE | 15.11.11 |

Ce qui se joue ces jours-ci entre les écologistes et la gauche productiviste dépasse de beaucoup un accord électoral : il s’agit de choisir le chemin du monde dans lequel nous voulons vivre. Le dilemme n’est pas seulement politique ou économique, mais aussi spirituel.

Car l’énergie nucléaire engage bien plus que des objets pratiques. Par la nocivité plurimillénaire des résidus toxiques qu’elle génère, par l’empoisonnement durable des milliers de kilomètres carrés qu’entraînent les accidents atomiques, par les armes apocalyptiques auxquelles elle est liée, cette technologie met en jeu depuis son origine le destin de l’humanité. Et ce que disent les écologistes aux dirigeants, c’est : « Comment pouvez-vous prendre une décision qui lègue aux générations futures des déchets dont vous ne savez que faire et une probabilité d’accidents dont vous êtes hors d’état de garantir la nullité ? »

Ainsi inclinait-on à penser au sortir des Assises chrétiennes de l’écologie, organisées du 11 au 13 novembre par le diocèse de Saint-Etienne, la revue Prieret les Scouts et guides de France. Mille cinq cents participants y ont réfléchi dans une atmosphère fraternelle – eh oui, fraternelle, comme l’étaient les premières communautés christiques ou les socialistes utopiques du XIXe siècle – à l’au-delà de la crise écologique, c’est-à-dire à la crise du sens de notre existence qu’elle révèle.

L’accord était clair sur le désordre du monde et sur son lien avec la question sociale – « Nous ne devons pas accepter qu’on ne prenne pas d’argent aux riches », a lancé Jean-Marie Pelt, qui est botaniste, sous les applaudissements. Mais aussi sur l’idée que, pour enrayer la mécanique destructrice à l’oeuvre, il faut contester la culture matérielle qui définit l’époque et combler son vide de sens.

« L’économie a hypertrophié les besoins matériels au détriment des besoins relationnels », dit Jean-Baptiste de Foucauld, ex-commissaire au Plan (1992-1995). « Nous ne sommes plus reliés ni en haut ni par nos racines », dit encoreJean-Marie Pelt« La crise écologique est le fruit d’une vision dualiste, anthropocentriste et patriarcale, qui mutile l’être humain en le coupant de son intellect spirituel », dit Michel Maxime Egger, un théologien. Et l’on a redécouvert, à l’occasion de ces Assises chrétiennes de l’écologie, que le mot « crise », venu du grec krisis, signifie « décision » : le moment de la difficulté est aussi celui où l’on choisit. Choisir de continuer dans la destruction ou de prendre le chemin d’un nouveau mode de pensée.

 


kempf@lemonde.fr

Dr. Helen Caldicott: "Fukushima est bien pire que Tchernobyl"

Le Dr. Helen Caldicott est une physicienne Australienne, auteur et avocate anti-nucléaire qui a fondé plusieurs associations dédiées à s’opposer à l’utilisation de l’énergie nucléaire, de l’uranium appauvri pour des munitions, des armes nucléaires, à la prolifération des armes nucléaires, la guerre et l’action militaire en général (Wikipedia ).
Elle est entre autres la fondatrice de « Physicians for Social Responsibility », et est l’auteur de «Le nouveau danger nucléaire» (The New Press, 2002)

Cette vidéo est issue de la conférence de presse tenue à Montréal, au Canada, le 18 Mars (une semaine seulement après la catastrophe du11 Mars) « Les dangers de la guerre nucléaire »

http://www.youtube.com/watch?v=veRR1bCjo3o&feature=player_embedded
Le livre complet « Tchernobyl, conséquences de la catastrophe pour les populations et l’environnement » peut être téléchargé librement au format PDF :à l’adresse :http://www.strahlentelex.de/Yablokov%20Chernobyl%20book.pdf (4,3 Mo)

Centrales nucléaires, quand EDF prend ses désirs pour des réalités

Un article de Sciences et vie de 2004 qui permet de mieux connaitre le sujet des centrales et de mesurer les volontés de décision d’EDF…


http://www.dissident-media.org/infonucleaire/SV_n1038_mars2004.pdf

 

New vidéo d'Arnie Gundersen: l'accumulation de l'hydrogène à Fukushima

Qu’est-ce que cela signifie et pourquoi l’explosion se produit -elle?

TEPCO a récemment découvert accumulations d’hydrogène dans les bâtiments de confinement dans les unités de Fukushima 1, 2 et 3. Pourrait-il y avoir une autre explosion, et si oui comment? Fairewinds mène une expérience de laboratoire pour montrer que si l’oxygène est présent avec l’hydrogène dans une enceinte de puissance nucléaire, l’explosion d’une déflagration pourrait se produire.

http://www.fairewinds.com/

La  situation à Fukushima,

un article convergent avec Arnie Gundersen , publié et a voir en entier sur

http://www.economic-undertow.com/2011/11/07/non-battle-of-fukushima/



Figure 1: A generalized conception of what is taking place beneath the Fukushima reactors, cores at very high temperatures burning their way into the ground.

Large problems are looming larger in Fukushima as reports of short-lived radioactive fission products detected by TEPCO in reactor number 2:

– There have been far too many self-serving assumptions made by operator about the conditions within the four reactors. The assumption is the cores are all sub-critical as designed and installed by the utility. The detection of short-lived fission daughters indicates the assumptions are wrong and that core(s) are critical.

– If the cores material is spread out over a wide area or inside the reactor buildings the cores would likely be sub-critical and unable to produce fission products.

– That fission products are being detected indicates the core beneath reactor 2 is in a concentrated mass. What matters is whether the cores can or will become super-critical causing an explosion.

– Cold shutdown is an abstract (advertising) concept unrelated to conditions in the destroyed reactors at Fukushima.

– This is typical of the ‘modern’ approach that insists that problems of physics are subject to public relations.

– Unlike the Soviets at Chernobyl shortly after the explosions and meltdown, the Japanese have not bothered to send nuclear scientists into the reactors to determine the condition and location of the three reactor cores. Consequently, nobody knows anything about the cores.

Voir la suite sous ce lien

http://www.economic-undertow.com/2011/11/07/non-battle-of-fukushima/

 

Au coeur du lobby nucléaire

Le Nouvel Observateur Publié le 16-11-11

Depuis le début du XXe siècle, le nucléaire est une affaire d’Etat.

Ses artisans jouissent d’un pouvoir occulte qui prive l’opinion d’un légitime débat. Enquête sur l’un des réseaux les plus influents de la République.

http://tempsreel.nouvelobs.com/planete/20111116.OBS4647/au-coeur-du-lobby-nucleaire.html