Le nucléaire de demain, ça vaut le coût?

Les retards à répétition dans la construction des réacteurs du futur à Flamanville et en Finlande auront un impact lourd sur le prix du mégawattheure.

Du coup, les énergies renouvelables deviennent très concurrentielles face au nucléaire et même l’éolien!

http://www.slate.fr/story/45429/le-nucleaire-de-demain-ca-vaut-le-cout 

Eva Joly invite Hollande à aller à Fukushima

AFP  le 25/10/2011

François Hollande devrait se rendre à Fukushima pour se convaincre de la nécessité de sortir du nucléaire, a déclaré aujourd’hui Eva Joly. « Lorsqu’on a vu ce que j’ai vu à Fukushima, on ne peut pas ne pas comprendre qu’il faut sortir du nucléaire et j’inviterai François Hollande à venir avec moi voir les paysages de Fukushima, si splendides, cette terre agricole impropre à l’usage humain pour les trente années à venir », a déclaré sur Europe 1 la candidate d’Europe Ecologie-Les Verts à l’élection présidentielle de 2012 en France. 

Les Verts ne négocieront avec les socialistes que si ces derniers prennent l’engagement ferme de sortir du nucléaire, a-t-elle ajouté, évoquant une « responsabilité historique ».  « Si nous sommes d’accord sur le fait que nous devons sortir du nucléaire à terme, nous pouvons négocier », a dit Eva Joly.

Évacuer Fukushima

Un film de  28 minutes,  un humble rappel de ce qui se passe réellement à Fukushima et au-delà d’aujourd’hui!

Un crime contre l’humanité qui se déroule sous notre nez dans un silence assourdissant.

Merci de  diffuser cette vidéo autant que vous le pouvez … au nom de l’humanité!

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Ip4aMIXHd5s#!

Sortir du nucléaire, méditer le projet allemand

Eva Joly, candidate écologiste à l’élection présidentielle, ne cesse de le répéter :« La gauche serait folle de ne pas sortir du nucléaire. » Quant à Cécile Duflot, la porte-parole d’Europe Ecologie-Les Verts, elle vient de redire qu’« après Fukushima, la sortie du nucléaire est un horizon obligatoire même si, pour certains, ces mots sont imprononçables »Editorial du « Monde »  24.10.11 

François Hollande, candidat socialiste et principal destinataire de ces mises en garde, est, on le sait, d’une prudence extrême sur le sujet. A droite, Nicolas Sarkozy ne cesse de réaffirmer son attachement à cette énergie. C’est dire que la question de la sortie du nucléaire s’imposera dans la campagne à venir.

Encore objet de controverse en France, elle est désormais tranchée en Allemagne. Le 30 juin, la principale puissance industrielle en Europe a, en effet, décidé d’abandonner progressivement cette énergie, d’ici à 2022. Quatre mois après cette décision, il est évidemment prématuré de dresser un bilan de la politique « postnucléaire » de notre voisin.

Toute comparaison avec la France est même à relativiser puisque le nucléaire ne fournit que 22 % de l’électricité outre-Rhin, contre plus de 75 % dans l’Hexagone. Mais la démarche engagée par les Allemands mérite d’autant plus l’intérêt qu’il faudra ou bien l’imiter à l’avenir, ou bien, au contraire, éviter de reproduire les mêmes erreurs.

Premier constat : sortir du nucléaire n’implique pas obligatoirement d’entrer dans l’ère des énergies renouvelables. Certes l’Allemagne dépense des dizaines de milliards d’euros pour développer les filières solaire et surtout éolienne, mais cela ne suffit pas et reste aléatoire. Pour assurer la transition énergétique, elle développe également des dizaines de nouvelles centrales, polluantes, au gaz mais aussi au charbon. Si la part des énergies renouvelables doit doubler en dix ans, les énergies fossiles vont donc continuer à jouer un rôle majeur. Source d’innovations considérables, ce développement suscite également l’inquiétude, tant est grand le risque d’une dépendance accrue de l’Allemagne au gaz importé de Russie.

Deuxième constat : la révolution énergétique a un prix. Les ménages allemands consacrent 14 % de leur facture (soit environ 120 euros) à subventionner les énergies renouvelables. Les Français n’y consacrent, eux, que 3 % d’une facture par ailleurs nettement moins élevée. En outre, la lutte contre les émissions de CO2passe surtout par l’isolation des bâtiments, qui nécessite de lourds investissements. Si le nucléaire est plus coûteux que les autorités françaises ne l’admettent, le passage aux énergies propres est tout aussi onéreux.

Troisième constat : la révolution énergétique est bien une révolution industrielle. De l’automobile au bâtiment, tous les secteurs sont concernés. En ce sens, l’Allemagne, qu’elle réussisse, ou non, sa sortie du nucléaire, est en train d’insufflerun nouveau dynamisme à son industrie, que la France serait bien inspirée d’observer de près. Quel que soit son choix énergétique.

Vers une nouvelle révolution énergétique ?


« De tout temps, l’homme a été avide d’énergie pour satisfaire ses besoins… sans trop utiliser la sienne ! De la maîtrise du feu au paléolithique à la non-maîtrise du nucléaire à Fukushima, le rapport de l’homme à l’énergie fut toujours placé sous le signe de la domination, économique, sociale ou politique. Or, il est clair aujourd’hui que la course à la puissance énergétique est indissociable du chronomètre de la Terre et de la manière dont les hommes sauront prendre en compte ses limites. » Dans son dernier ouvrage « Vers une nouvelle révolution énergétique ? », l’ingénieur en énergie Sabine Rabourdin dresse un bilan de la situation énergétique, expose les options qui nous sont aujourd’hui offertes et décrit ce qui, après le feu et la machine à vapeur, apparaît comme une troisième « révolution énergétique » à venir. Entretien.

19 octobre 2011

http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article5725

Voir également sur le sujet l’entretien de Jeremy Rifkin