EDF repousse ses projets d'EPR au Royaume-Uni

Le groupe a annoncé vendredi que le calendrier de ses investissements dans le pays allait être révisé.

http://www.usinenouvelle.com/article/edf-repousse-ses-projets-d-epr-au-royaume-uni.N161851

 

Areva découvre la rigueur

Par Charles Haquet – publié le 26/10/2011 dans l’Expansion

Pour améliorer sa rentabilité, le groupe nucléaire va tailler dans ses effectifs. Production d’uranium, fabrication des réacteurs ou retraitement du combustible : l’état des lieux exclusif de « L’Expansion ».

http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/areva-decouvre-la-rigueur_267402.html

Corinne Lepage : pas de nouvelles centrales nucléaires, pas même Flamanville

vendredi 21 octobre 2011 

Corinne Lepage a annoncé sa volonté d’être candidate à la présidence de la République. Ancien ministre de l’environnement, elle accorde une importance particulière aux questions énergétiques. Elle répond ici aux questions d’Energie2012. 

Le site de Corinne Lepage

La composition du mix énergétique constitue l’un des débats importants de la pré-campagne présidentielle. Comment vous situez-vous, notamment sur la part du nucléaire dans la production électrique ?

Pour des raisons économiques,  industrielles, financières, et non pas pour des raisons idéologiques, je suis pour une sortie du nucléaire civil.  Pas une sortie immédiate, ne racontons pas qu’on va couvrir la France d’éoliennes et que ce sera réglé. Mais il y a une décision à prendre :  celle de ne pas construire de nouvelles centrales, y compris l’EPR de Flamanville.

J’ai beaucoup réfléchi avant de prôner l’arrêt de Flamanville.  Je le crois nécessaire d’abord pour des raisons de coût. En Finlande, on en est à 9 milliards d’euros, à Flamanville on est programmé à 7, pour l’instant. Ensuite pour des raisons techniques.   C ‘est un réacteur qui pose des problèmes, l’ASN en a soulevés elle-même à propos du « control command ».

Mais il y a aussi une question de filière. Il serait aberrant de construire une seule centrale, même avec deux réacteurs. Si on construit un EPR, c’est pour 60 ans, et derrière on en construira quinze. Car ou bien la France considère que son mix est composé de nucléaire, et alors il ne s’agira pas d’une part de seulement 5%, et il faudra une filière renouvelée, ou bien elle décide de sortir. C’est ce que je souhaite.

Voir la suite sur:

http://energie.lexpansion.com/energie-nucleaire/corinne-lepage-pas-de-nouvelles-centrales-nucleaires-pas-meme-flamanville_a-32-6571.html

Les centrales nucléaires dans tous leurs états

Article d’Emmanuelle Chiron paru dans Sud Ouest

Thomas Johnson, le réalisateur du film « La Bataille de Tchernobyl », qui sera projeté demain soir à l’auditorium de la salle Saintonge, revient de Fukushima.

 Alors que l'Allemagne ou le Japon s'engagent dans la fin du nucléaire, un pays produit 80 % de son électricité avec. « C'est le pari fou de la France », dénonce Thomas Johnson.  photo dr

Alors que l’Allemagne ou le Japon s’engagent dans la fin du nucléaire, un pays produit 80 % de son électricité avec. « C’est le pari fou de la France », dénonce Thomas Johnson. PHOTO DR

Thomas Johnson dénonce le silence. Un silence assourdissant dès qu’il s’agit d’évoquer le nucléaire. Le réalisateur de « La Bataille de Tchernobyl » revient justement de Fukushima, au Japon, la dernière catastrophe en date. L’accident a été classé au niveau 7 – le plus élevé – de l’échelle internationale des événements nucléaires (Ines).

Ce classement le place au rang de l’impact qu’a été, en 1986, la catastrophe de Tchernobyl. « Depuis un peu plus de vingt ans, le monde a connu trois grandes catastrophes nucléaires La première s’est produite en 1979, à la centrale de Three Mile Island, en Pennsylvanie aux États-Unis », explique le réalisateur. Cet événement a été classé au niveau 5 de l’échelle de l’Ines.

Des souvenirs pas si anciensLe voyage de Thomas Johnson à Fukushima a réveillé des souvenirs pas si lointains. « Je ne m’attendais pas à revivre la même chose dans ma vie, raconte le réalisateur. En 1986, quand il y a eu la catastrophe de Tchernobyl, j’étais à Moscou. Je n’ai appris les conséquences et l’importance de la catastrophe qu’en rentrant à Paris trois jours après. Je me suis alors rendu sur place, puis trois ans plus tard et régulièrement depuis vingt ans. »

Au Japon, il rencontre les mêmes personnes qui ont œuvré à Tchernobyl pour endiguer une catastrophe sans précédent. « À Fukushima, on ne sait pas encore si la situation est plus ou moins grave qu’il y a vingt ans, mais les faits sont là : les terres environnantes sont contaminées pour trente, cinquante ans voire plus. » Il se heurte également au même silence qu’en 1986.

« Les autorités ont beaucoup filtré et caché à la population qui vit sur les terres contaminées les conséquences réelles de la catastrophe. Mais depuis, des associations ont vu le jour, elles se renseignent via Internet et d’autres moyens de communication. Ils se battent contre cette désinformation. »

Une situation analogue à Tchernobyl. Un événement que Thomas Johnson voulait sauver de l’oubli. Il l’a ressorti des placards en 2006 avec son film « La Bataillede Tchernobyl » diffusé ce vendredi soir à la salle Saintonge à l’occasion des États généraux pour « un monde vivable » organisés, entre autres, par l’Action des citoyens pour le désarmement nucléaire (ACDN).

L’occasion de revoir des images d’archives et des témoignages de ceux qui ont participé à cette bataille. « Ils souhaitaient raconter leur vécu, dire ce qui s’était passé pendant les huit mois qui ont suivi l’explosion. »

Des images cachéesThomas Johnson a monté son film en 2006, jour de l’anniversaire des 20 ans de la catastrophe. C’était son combat personnel. « J’ai raconté cette colère qui m’a habité. Quand je souhaitais parler des répercussions à Tchernobyl personne ne me croyait, on ne voulait pas m’entendre. » Les images, il a été les chercher dans une boîte à chaussures, planquée au fond d’une cuisine. Celle du photographe Igor Kostine. Lui aussi a pris dans son objectif plusieurs périodes de Tchernobyl. Un témoignage important.

« Il a couru là-bas pendant des années, il avait tout conservé à l’abri comme bien d’autres dans ce reportage. Ces gens-là ont une forme de résignation, mais également une grande envie de parler, de témoigner. Beaucoup sont morts, d’autres souffrent encore et pourtant, ils ont sauvé l’Europe. »

Thomas Johnson raconte cette bataille. Elle commence la nuit de l’explosion, le 26 avril 1986, à 1 h 23. Pendant huit mois, 800 000 soldats envoyés de tout le bloc soviétique vont tenter de « liquider » la radioactivité, construire le « sarcophage » du réacteur accidenté. Ils vont surtout sauver le monde d’une seconde explosion qui aurait ravagé la moitié de l’Europe.

Et aujourd’hui ? « Aujourd’hui, il y a Fukushima. C’est comme une redite. À l’époque, on disait que les Soviétiques avaient mal géré le nucléaire. Aujourd’hui, au Japon, pays très avancé technologiquement, on ne peut plus se retrancher derrière cet argument. La vraie question à se poser est un débat de société : dans dix voire vingt ans comment veut-on vivre ? Avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête ou pas ? »

Thomas Johnson a également réalisé « Nucléaire en alerte ». Ce film a été diffusé au mois de mars 2010 sur France 3.

Les pathologies des évacués de Fukushima

26 octobre – Cette semaine, le Daily Yomiuri a publié un article révélant «un développement alarmant» concernant les évacués qui vivent dans des logements temporaires et qui développent des caillots sanguins dans les jambes.

Yomiuri déclare: «L’incidence du problème, connu sous le nom de thrombose veineuse profonde, a été élevé dans les abris où les évacués restent inactifs dans des espaces limités pour de longues périodes. »

Selon un rapport du médecin Janette Sherman D., MD de San Francisco , « Il peut y avoir une autre explication à l’augmentation des caillots de sang, en plus de l’inactivité».

«Sauf si les propriétés biologiques des rayonnements sont annulés, les effets indésirables observés dans la population de Tchernobyl se produiront certainement chez les personnes exposées aux retombées de Fukushima», note Sherman.

«Pour les enfants et les adultes, les maladies du sang et des systèmes circulatoire et lymphatique sont parmi les conséquences les plus répandues de la contamination de Tchernobyl, et surtout parmi les évacués et ceux qui ont travaillé sur le nettoyage. »

« Les données provenant de Tchernobyl a confirmé des niveaux élevés de Cs-137 et les effets indésirables sur le sang, les vaisseaux sanguins et le coeur. »

Janette Sherman D., MD, est médecin et toxicologue. Elle a travaillé dans le rayonnement et la recherche biologique à l’Université de Californie installation nucléaire et à la Marine américaine radiologique Laboratoire de la Défense au chantier naval de Hunters Point à San Francisco. De 1976-1982, elle a siégé au conseil consultatif de l’EPA Toxic Substances Control Act.

Pour en savoir plus…

http://membres.multimania.fr/impassenucleaire/chap3.htm