Sep 30 2011

Greenpeace évalue le coût de l'abandon du nucléaire par le Japon

Publié le lundi 12 septembre 2011 TOKYO (Reuters) –

Le remplacement de l’énergie nucléaire par l’éolien et le solaire représenterait environ 280 milliards de dollars (205 milliards d’euros) d’investissements au Japon d’ici 2020, a estimé lundi Greenpeace.

Cette estimation fait suite à la crise nucléaire provoquée par la catastrophe du 11 mars à la centrale de Fukushima-Daiichi, dans le nord-est de l’archipel.

Le nouveau Premier ministre japonais Yoshihiko Noda a manifesté son souhait de relancer les réacteurs nucléaires à l’issue des tests de sûreté en cours et avec l’accord des communautés locales.

Aujourd’hui, seuls onze des 54 réacteurs nucléaires fonctionnent au Japon, en raison d’opérations de maintenance destinés notamment à rassurer l’opinion publique.

Mais désormais près de 70% des Japonais se déclarent hostiles à l’énergie nucléaire et plaident pour le développement des énergies renouvelables, en dépit de leur coût.

La production d’énergie solaire et éolienne ne couvre actuellement que 1% des besoins en électricité de l’archipel. « Le prix (de l’énergie solaire) a baissé de plus de 50% l’année dernière en Europe et va encore chuter de 20% lors des douze prochains mois », a plaidé Sven Teske, expert à Greenpeace.

Natalia Konstantinoskaya; Benjamin Massot pour le service français (c) Copyright Thomson Reuters 2011

Sep 30 2011

Du plutonium découvert dans la zone de 45 km

Publié par Mochizuki le 30 Septembre 2011
Pour la première fois depuis le 11 mars , Tepco a officiellement admis avoir trouve du plutonium à 6 endroits différents  y compris Iidate mura, qui est le plus éloigné de la centrale. (45 km)

Selon l’annonce de TEPCO, ils ont obtenu les données ci-dessous à Iidate mura. (45 km)

plutonium238 = 0.82Bq/m2

plutonium239 + 240 = 2.5bq/m2

http://fukushima-diary.com/2011/09/breaking-news-plutonium-found-in-45km-area/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+FukushimaDiary+%28Fukushima+Diary%29

Du plutonium dans la nature Japonaise malgré les assurances scientifiques

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Suite à notre article du 27/9  sur les dispersions anormales de certains radionucléides dégagés par l’accident de Fukushima-Daiichi, nous vous avions confié que la seule hypothèse vraisemblable nous semblait être queles produits de fission concernés (descendants de l’Uranium 235 : Molybdène et Technétium) avaient changé de phase 2 fois pour se trouver finalement dispersés sous forme gazeuse ; certains éléments du cœur en fusion avaient en conséquence dus être portés à de très hautes températures (> 4000°C) au sein des réacteurs fous, températures bien plus élevées que celles qui étaient estimées dans un premier temps (corium à 2800-3000°C).

Du Plutonium repéré à Itate-Mura, à 40 Km du siteLe problème est le même :comment un élément métallique aussi dense peut-il se retrouver dispersé à plusieurs dizaines de kilomètres du site initial ? Les scientifiques nous avaient pourtant assuré que c’était impossible. Voici la déclaration du professeur Keiichi Kakagawa, de l’université de Tokyo :

«Cet élément [Plutonium] est très lourd donc, à la différence de l’iode, il ne sera pas dispersé dans l’atmosphère. [Seuls] les travailleurs sur le site pourraient en être affectés… Je ne pense pas que le public devrait s’inquiéter à ce sujet.»

Les radionucléides Pu-238, 239 et 240 ont pourtant été retrouvés jusqu’à 40 Km de la centrale de Fukushima Daiichi (points verts sur la carte ci-contre). Or un élément aussi dense que le Plutonium 239 – d’une densité de 20 soit 1,7 fois plus lourd que le plomb – ne devrait théoriquement pas se disperser. Quel chemin a-t-il suivi ? Les autorités Japonaises se bornent à préciser que les concentrations relevées sont faibles (15 Bq/m2) et que ceci ne pose a priori pas de problème sanitaire majeur si l’on s’en tient à leur discours lénifiant habituel : «Nous ne savons pas, mais tout va bien !»

Notre hypothèse (1) est donc similaire à celle présentée pour expliquer la présence de Molybdène et de Technétium retrouvés à l’extérieur du site : la dispersion de ce métal lourd s’est effectuée sous forme gazeuse à la suite de l’ébullition du Plutonium qui se produit vers 3330° C.

Cette hypothèse est la seule qui puisse expliquer la présence de ce type de radio-éléments aussi loin des réacteurs accidentés à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars 2011.

Hélas, 3 fois hélas, l’autre isotope du Plutonium, le Pu-241, dont la durée de demi-vie est de 14 années ne semble pas avoir été recherché lors de ce relevé. Il faut savoir que son descendant direct, le très redoutéAméricium 241, présente une durée de demi-vie de 430 années et une très forte radiotoxicité due à son énergie irradiante très importante (Alpha>5 MeV, Gamma > 40 MeV).

Nous supposons que, selon leur stratégie habituelle, les autorités Japonaises n’évoqueront le plus grand danger – celui de l’Am-241 et les autres – que plus tard, bien plus tard…

Sep 30 2011

Levée de certaines recommandations d'évacuation dans le Tohoku

NHK WORLD French | News Levée de certaines recommandations d'évacuation dans le Tohoku | FUKUSHIMA INFORMATIONS | Scoop.it

Le gouvernement japonais va lever les conseils d’évacuation dans la journée de vendredi pour cinq municipalités situées en dehors de la zone interdite des 20 km autour de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi.

Les villes se situent à une distance comprise entre 20 et 30 km de la centrale endommagée. Les autorités avaient recommandé aux habitants de ces municipalités d’évacuer ou de rester calfeutrés en cas de nouvelle alerte.

La décision gouvernementale suit la baisse des températures au niveau des trois réacteurs endommagés de la centrale. Elles sont redescendues sous les 100 degrés. Quelque 28 500 personnes, la moitié de la population concernée, étaient parties par crainte de la contamination radioactive.

Il appartient maintenant au gouvernement et aux autorités locales de les convaincre qu’il n’y pas de danger et qu’elles peuvent revenir. C’est la première fois depuis le début de la crise que le gouvernement annule une décision d’évacuation prise après la catastrophe.

Retour en zone radioactive autorisé , avec la bénédiction de l ‘ AIEA et de le l’ OMS  ?   

Source: www3.nhk.or.jp

Sep 30 2011

Pour l'indépendance de l 'OMS

(Eng) Pour l'indépendance de l 'OMS | FUKUSHIMA INFORMATIONS | Scoop.it   IndependentWHO

L’OMS (Organisation mondiale de la Santé), 50 ans de subordination à l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique)

La constitution de la World H SANTE Organisation (OMS) , énonce les principes suivants: «Le développement sain de l’enfant est d’une importance fondamentale …» «opinion publique éclairée et une coopération active de la part du public sont des une importance capitale dans l’amélioration de la santé de la population … »

Dans le chapitre 1, article 1 – Objectifs de l’OMS , il déclare: «L’objectif de l’Organisation mondiale de la santé doit être d’amener tous les peuples du plus haut niveau possible de santé ».

Mais le 28 mai 1959,  l’OMS a signé accord WHA 12-40 avec la International Atomic Energy Agency (IAEA) qui empêche l’OMS de prendre toute initiative ou d’action pour atteindre ses objectifs de préservation et l’amélioration de la santé

Fukushima: UN ACCORD QUI POUSSE À LA CENSURE

Pour de nombreux observateurs, les liens entre l’Organisation mondiale de la santé et l’agence pour le nucléaire civil, qui de fait fonctionne comme un lobby (l’AIEA « a pour but d’accélérer et d’élargir la contribution de l’énergie atomique à la paix, la santé et la prospérité à travers le monde », selon ses statuts), empêchent l’OMS d’avoir une expertise indépendante sur les effets des rayonnements sur la santé humaine.

L’article 1 alinéa 3 de l’accord signé le 28 mai 1959 entre les deux organismes stipule que « chaque fois que l’une des deux parties se propose d’entreprendre un programme ou une activité dans un domaine qui présente ou peut présenter un intérêt majeur pour l’autre partie, la première consulte la seconde en vue de régler la question d’un commun accord ».

L’accord qui lie l’OMS à l’AIEA est problématique, juge Claudio Knüsli, membre de l’Association des médecins pour une responsabilité sociale en matière de nucléaire (IPPNW).

« Scientifiquement, dans le domaine nucléaire, l’OMS est soumise à l’aval de l’agence internationale de l’énergie atomique. En plus, il lui manque des moyens et des spécialistes qualifiés dans ce domaine », indique ce médecin et connaisseur du dossier.

Depuis plus de 50 ans, les deux organismes doivent systématiquement se consulter dans le domaine du nucléaire. Et l’accord va même plus loin. Il stipule que « L’AIEA et l’OMS reconnaissent qu’elles peuvent être appelées à prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel de renseignements qui leur auront été fournis » (article 3 alinéa 1).

Un article qui fait penser que l’OMS est censurée par l’AIEA. Claudio Knüsli va dans ce sens et indique qu' »il est reconnu que les appréciations de l’AIEA sont souvent sous-évaluées. »  Source: www.tsr.ch

Sep 30 2011

Du Césium au taux maximum en Californie ?

Le césium a presque doublé au cours du dernier mois dans le lait à Bay Area.

http://enenews.com/radioactive-cesium-doubles-bay-area-milk-last-month-above-epas-maximum-contaminant-level

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gion_de_la_baie_de_San_Francisco

Maintenant il est bien bien au-dessus de l’EPA niveau maximal de contaminants

Résultats UCB échantillonnage de lait , Département de génie nucléaire à l’UC Berkeley, Septembre 27, 2011:

Le lait homogénéisé Pasteurisé obtenu à partir de la  baie de San Francisco par les laitiers bio

Best By 22/08/2011 Date de:

Cs134@0.047 becquerels / litre (Bq / L)
Cs137@0.052 Bq / L
Best By 29/09/2011 Date de:

Cs134@0.080 Bq / L
Cs137@0.101 Bq / L
Au-dessus de l’EPA niveau maximal de contamination

«L’EPA grumeaux de ces rayons gamma et les émetteurs bêta sous un même collectif MCL [contaminants niveau maximum], donc si vous voyez le césium-137 dans votre lait ou d’eau, de la MCL est de 3,0 picocuries par litre , si vous voyez l’iode-131 , la MCL est de 3,0;. si vous voyez le césium-137 et l’iode-131, la MCL est encore 3.0 « – Forbes.com

L’échantillon 9 / 29 de lait contient un total de 0,181 Bq / L de césium radioactif (4,9 picocuries par litre), soit plus de 160% de l’EPA niveau maximal de contamination .

SOURCE: UC Berkeley