Japon: contamination maximale des aliments et abandon de la recherche du Plutonium

Peu importe le chiffre exact de la contamination, pourvu qu’elle soit inférieure à des normes bien trop élevées !

Le Gouverneur de Migaya, qui avait plutôt jusque là une tête sympathique, vient de toucher le fond du marigot radioactif en déclarant à la cantonade et le plus sereinement du monde que tant que la radioactivité retrouvée dans les différents aliments était inférieur à 500 Bq/Kg pour le césium radioactif, le chiffre exact ne serait pas communiqué car la consommation de ces denrées serait «absolument sans dangerDonc, à 499 Bq/Kg, aucun danger et à 501 Bq/Kg, danger imminent ?

http://www.gen4.fr/blog/fukushima/

Logique implacable:

Suite à la découverte de Plutonium au Japon, le Japon ne cherchera plus le Plutonium

Lors de la dernière conférence de presse commune Tepco / autorités Japonaises tenue ce jour, le METI  a signalé que les mesures d’activité du Plutonium ne seraient désormais plus effectuées. On trouve du Plutonium qui n’a rien à faire là par hasard, au détour d’une analyse donc on résout le problème à la sauce nucléaire, c’est à dire en arrêtant de rechercher le radionucléide dangereux qu’on ne s’attendait pas à trouver.

Si on ne cherche plus, on ne trouve plus ; c’est d’une logique implacable !

Sources :

Fukushima Diary (Anglais)
Vidéo conférence de presse Tepco 3/10 (Japonais)

Comment le lobby nucléaire japonais manipule l'opinion

03/10/2011 | Benjamin Gauducheau (Aujourd’hui le Japon).

Plusieurs débats publics sur le nucléaire auraient été truqués par les entreprises du secteur, avec la complicité d’agences gouvernementales, selon deux rapports publiés récemment.
Lors d’une manifestation anti-nucléaire à Tokyo

Déjà affaibli par la catastrophe du 11 mars dernier à Fukushima, le lobby nucléaire japonais a pris un nouveau coup dur vendredi dernier, avec la publication conjointe de deux rapports édifiants.

Des pratiques plutôt douteuses ont d’abord été révélées par un comité tripartite mis en place par le ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie, qui affirme que des organes du gouvernement ont organisé avec les entreprises du nucléaire le trucage de débats destinés à informer le public sur la question du nucléaire, et ce, à au moins sept reprises.

Dans un rapport publié vendredi, les auteurs mettent en cause l’indépendance de l’Agence de Sécurité de l’Industrie et du Nucléaire (NISA) et de l’Agence pour les Ressources Naturelles et l’Energie, qui « n’ont pas conscience de l’importance des relations publiques et du besoin de justice et de transparence« .

Le directeur des relations publiques pour le nucléaire de la NISA aurait par exemple rencontré les dirigeants de la Tohoku Electric Power Co avant une série de réunions explicatives destinées aux résidents proches de la centrale en octobre 2006.

« Les personnes connectées à Tohoku Electric Power Co devraient participer aux réunions et exprimer leurs opinions« , aurait alors recommandé la NISA.

Bidonnages au sud du pays

Egalement publié vendredi, un autre rapport épingle des pratiques similaires sur l’île de Kyushu, au sud du pays.

« Le réacteur numéro un est en activité depuis 30 ans, et je n’ai jamais eu de problèmes pour vendre mon riz ou mes légumes à cause des radiations« , déclarait ainsi un paysan lors d’un meeting destiné à discuter d’une proposition visant à utiliser ducombustible MOX, beaucoup plus radioactif que le combustible à base d’uranium enrichi, à la centrale nucléaire de Genkai.

Sauf que ce soi-disant paysan était en fait un employé de Kyushu Electric Power, l’opérateur de la centrale.

Autre exemple lors d’une autre réunion, diffusée après la catastrophe du 11 mars à la télévision, durant laquelle l’entreprise demandait aux téléspectateurs d’envoyer leurs questions par e-mail.

Là encore, il s’agissait d’un bidonnage en bonne et due forme: les questions ont toutes été rédigées par des employés de l’entreprise qui se sont fait passer pour des citoyens ordinaires. Pas étonnant, donc, que beaucoup d’entre eux aient demandé la remise en route des réacteurs dont l’activité avait été interrompue après l’accident…

Politiques et industriels vraiment désolés

Les politiciens locaux en prennent d’ailleurs également pour leur grade, et le rapport pointe en particulier la responsabilité du gouverneur de la préfecture, Yasushi Furukawa.

Les auteurs recommandent l’arrêt des donations et autres cadeaux faits par KyushuElectric aux politiques, et a demandé au gouverneur de couper ses liens avec l’entreprise.

« Il y a un manque de transparence entre Kyushu Electric et les officiels« , a déclaré Nobuo Gohara, qui a dirigé le rapport, à la télévision australienne ABC.

« Le rapport m’a conseillé de reconsidérer ma relation avec Kyushu Electric Power Company, a reconnu, pour sa part, M.Furukawa. Je vais donc réfléchir à ce que pourrait être une relation appropriée« .

Promettant de ne plus jamais s’adonner à ce genre de pratiques, l’entreprise a également procédé à un mea culpa public.

« C’est un moment de vérité pour l’entreprise, a affirmé son vice-président, Yoshinori Fukahori. Nous ferons tout ce que nous pouvons pour empêcher que cela se reproduise« .

De son côté, le directeur général de la NISA, Hiroyuki Fukano, a assuré qu’il s’excusait « du fond du coeur« .

La Hague : secrets et mensonges d'une usine nucléaire française

04/10/2011 Les Inrocks

Crédits photo:  Geoffrey Le Guilcher

A l’usine nucléaire de La Hague, un simple toit de tôle abrite dix mille tonnes de combustibles radioactifs. Une attaque terroriste pourrait provoquer un accident équivalant à six Tchernobyl. Où l’on apprend aussi que l’usine a caché pendant trente ans au gouvernement les causes du plus grave incident de son histoire.

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/70781/date/2011-10-04/article/la-hague-secrete/

FoodWatch révise les seuils de radioactivité admissible des aliments

Selon l’association de médecins Foodwatch, section allemande de l’IPPNW, le seuil de 500 Bq/Kg de Cs-137 est bien trop élevé et conduirait à une mortalité supplémentaire de 150000 Allemands chaque année si ces seuils étaient atteints de manière régulière. Si ces seuils étaient réduits à 5% de la valeur initiale soit 10 Bq/Kg de Césium radioactif, la mortalité supplémentaire par cancer radio-induit serait encore de 7700 décès chaque année.

Foodwatch recommande donc la mise en place d’une limite en Césium radioactif fixée à 16 Bq/Kg pour les adultes et 8 Bq/Kg pour les nourissons.

2011-09-20Foodwatch

M comme Meltdown: une histoire courte de l'aventure nucléaire

 

 

« Après avoir assisté aux destructions causées au Japon par le séisme et le tsunami, quand j’ai vu en direct à la télévision l’installation nucléaire de Fukushima fondre devant mes yeux, j’ai su que quelque chose ne tournait pas rond. Mais mes recherches, mon enquête ne me menaient qu’à des cul de sac, des contre vérités, et des mensonges. J’ai décidé de créer cette vidéo pour m’assurer que l’histoire de l’énergie nucléaire commerciale soit enfin correctement documentée et présentée à la jeune génération. Je me suis rendu compte que l’attention de la plupart des gens public était amoindrie du fait de la nature complexe de la physique nucléaire, alors même que ce qu’ils ignoraient allait les tuer et tuer les êtres qu’ils aiment.

Ma rencontre avec Arnold Gundersen et sa femme Maggie m’ont ouvert les yeux sur les dangers auxquels notre pays et notre civilisation font face, en raison des décisions prises il y a des décennies et les mensonges promus pour pouvoir sans contestation développer le programme nucléaire. Leur témoignage empreint de vérité contre l’industrie nucléaire, face aux mensonges et aux dénis de cette dernière, doit provoquer une réelle prise de conscience d’un plus large public… »

Brian Rich,