Effets sur la santé du plutonium selon le Dr Helen Caldicott:

1. Le plutonium est fortement mutagène.

2. Le plutonium loge dans les testicules (il a une prédilection pour les testicules) et émet un rayonnement alpha, qui peut muter des gènes dans le sperme et provoquer des maladies génétiques et des mutations pour un maximum de 20 générations).

3. Le plutonium peut causer le cancer du foie.

4. Le plutonium va se stocker dans la moelle osseuse et peut causer le cancer des os et la leucémie.

5. Le plutonium traverse le placenta dans l’embryon en développement.

6. Le plutonium est un « isotope Ubiquitus vraiment dangereux. »

ND des Landes, un gaspillage de 600 millions d’euros en période d’austérité

AÉROPORT DE NANTES

BASTAMAG avec  NOLWENN WEILER (10 NOVEMBRE 2011)

Prévu depuis quarante ans, l’aéroport de Notre-dame-des-Landes est sujet à controverse, voire à conflits. Commandée par un collectif d’élus locaux, une étude économique indépendante apporte de l’eau au moulin des opposants, dont la manifestation « tracto-vélos » arrivera à Paris ce 12 novembre. Évaluant tous les impacts du projet et les exprimant en termes monétaires, elle met en évidence un coût pour la collectivité largement supérieur aux bénéfices que l’on peut attendre.

BASTA !

« Si on sait compter, on ne peut qu’être opposé à cet aéroport », résume un chef d’entreprise de la région nantaise qui a rejoint il y a peu le vaste mouvement d’opposition à la construction du nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Pas écolo pour un sou, et habitué des déplacements en avion, il s’insurge contre « le gaspillage des deniers publics ». Situé à 17 km au nord-ouest de Nantes et à 80 km de Rennes, le nouvel aéroport du Grand Ouest défraie la chronique locale depuis quarante ans. Dès les années 1960, la France projette de développer des « métropoles d’équilibre ». Pour que rayonnent en Europe, et dans le monde, d’autres villes que Paris. L’ensemble Nantes/Saint-Nazaire est retenu. Et on promet de lui accoler un aéroport à la hauteur de ses ambitions.

Le site de Notre-Dame-des-Landes est identifié en 1968. Mis en cause dès le départ par un collectif d’agriculteurs, le projet est placé en stand-by après la crise pétrolière des années 1970. Ressorti des cartons dans les années 2000, sous le gouvernement Jospin, le projet redevient d’actualité. En 2003, le gouvernement Raffarin donne son accord au lancement des études et enquêtes en vue de la procédure de déclaration d’utilité publique. C’est chose faite en février 2008. Deux ans plus tard, l’État confie au groupe de BTP Vinci la construction et la gestion (pour cinquante-cinq ans) de ce futur aéroport à vocation internationale, présenté comme le premier aéroport écolo

Les faux chiffres de l’enquête d’utilité publique

Mais une étude économique toute récente, réalisée par des experts indépendants du cabinet néérlandais CE Delf, relève de graves erreurs dans l’analyse globale des coûts de l’aéroport et des bénéfices qu’il est censé engendré. Alors que plusieurs centaines de millions d’euros de bénéfices sont annoncés, cette étude, commandée par une association d’élus locaux [1], chiffre son coût pour la collectivité à 600 millions d’euros. Comment ? Jasper Faber, coauteur de l’étude, explique que le ratio coûts/bénéfices, tel qu’il a été calculé en 2006 pour justifier son utilité publique, a notamment été gonflé dans l’évaluation du gain de temps que permet le nouvel aéroport (converti en euros en fonction du nombre d’heures de transport épargnées par passager). Alors que le montant maximum recommandé par le Comité directeur des transports s’élève à 20 euros par heure de transport « économisée », celui mentionné dans l’enquête publique était de 98 euros ! « Si on prend la bonne mesure, le bénéfice est amoindri », évalue simplement Jasper Faber. C’est le moins que l’on puisse dire… Le nombre de millions d’euros gagnés passant de 911 à 317 millions, soit presque trois fois moins !

Autres oublis : les pertes de terres agricoles représentent, selon l’expertise, 26 millions d’euros. Elles ne sont pas mentionnées dans l’enquête de 2006. Pas plus que le coût de construction du train desservant l’aéroport, qui s’élèverait à 70 millions d’euros. Quant aux dépassements de coûts inhérents à la construction de telles infrastructures, ils s’élèveraient, si l’on prend le taux moyen de 40 %, à 757 millions d’euros, contre 304 millions programmés dans l’étude de 2006. Soit un différentiel de 453 millions.

Optimiser l’aéroport existant

Nouvelle omission de l’enquête publique de 2006, c’est le chiffrage de l’optimisation de Nantes Atlantique (NA), l’aéroport actuellement en service. Les lois Grenelle imposent pourtant qu’une étude des options alternatives soit menée quand des projets ont un impact sur l’environnement. Or le site retenu à Notre-Dame-des-Landes a une haute valeur écologique, avec une biodiversité riche et unique. Mais la notion de transfert d’activité aéroportuaire (et non de création) de Nantes Atlantique vers Notre-Dame-des-Landes permet de passer outre ces recommandations. Qui invitaient aussi au gel de toute nouvelle structure aéroportuaire.

Mais à l’heure où un premier plan d’austérité vient d’être annoncé par le Premier ministre, l’évaluation de l’optimisation de Nantes Atlantique mérite que l’on s’y arrête. Le bénéfice escompté serait, selon le cabinet CE Delf, de 100 millions d’euros. « En 2006, on part du principe que Nantes Atlantique sera saturé en 2019, détaille Jasper FaberOr, on sait que le nombre de passagers envisagés est trop optimiste. » Le syndicat mixte d’études de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (au sein duquel on retrouve Vinci et des élus locaux) met en avant « une croissance du trafic passagers de + 5,5 % par an depuis vingt ans » à Nantes Atlantique et affirme qu’avec « bientôt 3 millions de voyageurs par an », la structure sera bientôt saturée.

« Une analyse des données de trafic des aéroports européens montre que le nombre de passagers par vol à Nantes Atlantique est assez faible pour un aéroport de cette taille », reprend l’expert de CE Delf. Et l’étude rappelle que l’éventuelle croissance de la demande peut être satisfaite au moins en partie par l’augmentation du nombre moyen de passagers par avion, en utilisant des avions plus gros. Ajoutons que les crises financières peuvent faire chuter les rythmes de croissance du trafic aérien. À la suite de celle qui avait secoué la planète à l’automne 2008, le trafic avait enregistré, au niveau international, un repli de 3,5 %. En Europe, ce repli avait été de plus de 5 %.

Vers un divorce ente les Verts et le PS ?

La conclusion de Ce Delf semble sans appel : « L’optimisation de Nantes Atlantique apparaît plus génératrice de richesses pour la France que la construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes ». Avec d’autres élus, et notamment le tout nouveau sénateur EELV Ronan Dantec, le maire sans étiquette de Notre-Dame-des-Landes Jean-Paul Naud déclare qu’il « faut abroger la déclaration d’utilité publique ». Le PS local s’étonne, voire s’insurge, de cette demande, que les membres d’EELV se sont bien gardés de mentionner lors des accords qui ont permis à Ronan Dantec d’être élu aux dernières sénatoriales. Cette pomme de discorde peut-elle faire capoter les accords entre écologistes et socialistes en vue des élections de 2012 ? Pour l’instant, les crispations semblent se concentrer sur l’EPR, le nouveau réacteur en construction à Flamanville, que le PS n’entend pas abandonner.

En juillet 2011, François Hollande, interviewé par Le Monde, estimait cependant que « personne n’imagine en France que l’alternance puisse risquer de ne pas se faire à cause d’un aéroport ». Mais en mars, Cécile Duflot avait assuré que « l’accord de 2012 avec le PS, s’ils ne lâchent pas sur Notre-Dame-des-Landes, ce sera non ». Et en juillet dernier, la candidate Eva Joly exigeait à nouveau l’abandon de l’aéroport. Au sein du PS, les avis divergent. Jean-Marc Ayrault, député maire de Nantes et proche de François Hollande, affirme que ce projet d’aéroport est « acquis et acté ». Tandis que Ségolène Royal demande une réouverture de l’enquête publique. L’introduction de faits nouveaux, telle l’étude de Ce Delf, pourraient appuyer une demande d’abrogation de la déclaration d’utilité publique. Mais pour le moment, rien n’est joué. L’automne des négociations politiques s’annonce chargé à gauche.

Nolwenn Weiler

Notes

NUCLÉAIRE et LEUCÉMIES: Des agrégats de cas à proximité de centrales

Existe-t-il une relation entre les installations nucléaires de base et le risque de leucémies chez l’enfant ? Malgré 3 agrégats de cas à proximité de centrales nucléaires, on ne peut, à ce jour, conclure à une relation causale. Ce sont les conclusions de ce groupe de travail de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), la Direction Générale de la Santé (DGS) et la Direction Générale de la Prévention des risques qui recommande d’accroître la coopération et la veille scientifique internationale.

Actualité publiée le o8 nov 2011

http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-nucleacuteaire-et-leuceacutemies-des-agreacutegats-de-cas-agrave-proximiteacute-de-centrales_6729_lirelasuite.htm#lirelasuite

Un petit rappel ……

Suspicion légitime autour de l’usine de la Hague.Le rapport sur les leucémies est «cohérent» selon le comité scientifique.

LIBERATION  LE 18 JUIN 1997 

Par ECOIFFIER MATTHIEU   LAUNET EDOUARD

Non, le professeur Jean-François Viel n’est pas un charlot.

Oui, il va y avoir un sacré travail pour déterminer si l’usine de retraitement nucléaire de La Hague (Cotentin) menace ou non la santé des populations environnantes.

Voilà en substance les deux principales conclusions auxquelles est parvenu ­ après de très vifs débats internes ­ le comité scientifique chargé par Corinne Lepage de faire un début de lumière sur l’affaire des «leucémies de La Hague».

En janvier, le Dr Viel, professeur de biostatistique et d’épidémiologie, publiait dans le British Medical Journal un article très commenté, qui tendait à établir une corrélation entre la fréquentation des plages à proximité de l’usine de La Hague et un risque anormalement élevé de leucémie chez l’enfant (Libération du 10 janvier). Depuis, la presqu’île du Cotentin vit dans une sorte de guérilla permanente, sur fond d’études, de révélations et de démentis portant sur les rejets radioactifs en mer de l’usine Cogema, qui sont les plus élevés d’Europe. Il fut successivement question de canalisation émergée à marée basse, de mesures de radioactivité commanditées par Greenpeace, de chapardage de matériels de prélèvements (lire ci-contre) et plus généralement des effets induits par les effluents radioactifs dans le milieu marin et, partant, chez l’homme.

Débats complexes, auxquels le prérapport du comité scientifique (lire ci-contre), envoyé le 29 mai au précédent ministre de l’Environnement, n’apporte pas de réponses définitives. Il confirme simplement la «cohérence de la démarche scientifique du professeur Viel», tout en soulignant les difficultés d’une étude épidémiologique complète.

Dans une lettre adressée à Corinne Lepage, le professeur Charles Souleau, président du comité, présente ainsi son travail: «Nous avons pu, à la suite de nombreux échanges de vues pas toujours faciles, trouver une solution raisonnable de consensus sur le très délicat problème posé par le léger agrégat de leucémies mis en évidence par le professeur Viel.» Manière élégante de dire que le comité a dû se frayer un chemin au travers d’un champ de mines, en tentant de ménager toutes les susceptibilités. Une réunion publique aura lieu le 26 juin dans la commune de Beaumont-Hague pour présenter aux «locaux» le résultat de ces travaux.

Hier, le secrétaire d’Etat à la Santé, Bernard Kouchner, a demandé à l’Opri (Office de protection contre les rayonnements ionisants) un nouveau bilan du niveau de contamination autour de l’usine de retraitement, afin d’évaluer le risque d’exposition des personnes. «Greenpeace a mis en évidence une contamination significative des sédiments à l’extrémité de la conduite de rejet en mer. Reste à savoir jusqu’où cela diffuse, explique Jean-Luc Pasquier, directeur scientifique de l’Opri. D’où la nécessité d’établir une cartographie de la radioactivité des fonds sous-marins. Sur les sols et sur les plages, nos mesures témoignent d’une contamination négligeable. Greenpeace a mis le doigt là où ça fait mal», conclut-il.

De son côté, Dominique Voynet, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, a demandé que des mesures indépendantes de vérification soient effectuées. Leurs résultats seront rendus publics. Le ministre estime qu’«il n’est pas anormal qu’une organisation indépendante comme Greenpeace exerce son rôle de vigilance en effectuant des mesures de rejets» à la sortie de la conduite de l’usine de retraitement. La révision des autorisations de rejets accordées à l’usine Cogema est en cours. Une enquête publique devrait être lancée à l’automne. Mais, quel que soit le niveau des rejets radioactifs en mer qui sera autorisé à l’avenir, leur principe même devient de plus en plus inacceptable aux yeux de l’opinion publique.

Le mur du silence se fissure. Une nouvelle étude publiée en Allemagne (Dr Alfred Körblein) démontre que le risque pour les jeunes enfants qui vivent à proximité d’une centrale nucléaire de souffrir d’une leucémie est 44 % plus élevé que dans le reste de la population.

Un physicien indépendant de Nuremberg, le Dr Alfred Körblein, spécialisé dans l’étude des effets des faibles doses de radioactivité, a comparé les taux de leucémies chez l’enfant vivant dans un rayon de cinq kilomètres autour des centrales allemandes, britanniques et suisses. Sa démarche visait a éclairer une précédente étude Suisse, très limitée, qui indiquait que « tout allait bien dans le meilleur des mondes ».

Or il s’est avéré que les chercheurs suisses de l’Institut de médecine sociale et préventive de l’universitéde Berne avaient mené cette étude dénommée Canupis (Childhood cancer and nuclear power plants in Switzerland*) sur le risque de cancer chez les enfants nés à proximité de centrales nucléaires en ne prenant en compte que les cas de maladie enregistrés en Suisse, mais pas les cas enregistrés du côté allemand dans le périmètre des centrales nucléaires suisses (3 des cinq réacteurs nucléaires suisses -Beznau I et II et Leibstadt- se trouvent sur le Rhin, à la frontière entre la Suisse et l’Allemagne)!

Pourquoi une augmentation des leucémies en Vaucluse ?

L’étude suisse relève donc de la même attitude qu’en France avec la pseudo-enquête menée l’an dernier autour du Tricastin, dans un périmètre très limité, et qui, elle aussi, concluait à… rien ne se passe de négatif.

Mais alors comment expliquer l’augmentation considérable enregistrée depuis 3 ans à l’hôpital d’Avignon des cas de personnes atteintes de leucémies. Le mutisme des administrations et institutions en dit long sur l’embarras et leur volonté de taire la réalité. Que répond l’Agence Régionale de Santé de Paca et sa délégation vauclusienne? que répond le Ministère de la santé à qui ont du être transmis les « stats » d’Avignon et qui placerait l’établissement en tête de tous les hôpitaux français dans l’augmentation des leucémies enregistrées ( puis dirigées vers d’autres hôpitaux notamment de Marseille)?

Les récentes révélations confirmant l’impact de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en Corse et l’augmentation des cancers de la thyroïde dans les années qui ont suivit (et ce n’est malheureusement pas terminé) le confirment aussi : oui le nucléaire porte atteinte à la santé et à la vie de la population.

Une étude comparée

Pour le Dr Körblein, il faut croiser et comparer les éléments et ne pas s’en tenir à une démarche unique et unicitaire, limitée géographiquement à l’extrême et qui, forcément, ne reflète pas la situation : « si l’on tient compte des cas de leucémie qui ont été enregistrés (en Suisse et en Allemagne), cela donne un risque massivement accru, comme dans les analyses des données allemandes et britanniques ».

Pour le médecin allemand Reinhold Thiel, membre de l’association des médecins allemands contre la guerre nucléaire (IPPNW*) : « Cette analyse comparée menée par le Dr Körblein (1) constitue une preuve de plus que les centrales nucléaires sont déjà dangereuses lorsqu’elles sont exploitées normalement, contrairement à ce qui était reconnu jusqu’ici ».

Le risque accru de leucémie à proximité des centrales nucléaires pourrait s’expliquer par les émissions de particules radioactives et de gaz radioactifs lors du changement d’éléments de combustible nucléaire. Or, jusqu’à présent, seules des valeurs moyennes d’émissions ont été publiées. « Les valeurs maximales sont toujours considérées comme propriété des exploitants des centrales» précise Reinhold Thiel. C’est pourquoi cette association revendique la publication et la mise à disposition de la recherche des valeurs maximales et des valeurs par demi-heure des émissions des centrales nucléaires, afin de prendre en compte les risques pour les enfants à naître. C’est le sens des mesures effectuées et publiées par le CAN84 le lundi 12 septembre, lors de l’explosion dans l’usine de retraitement de déchets nucléaires Centraco : la moyenne des relevés en continu et aussi la pointe de radioactivité bien réelle.

La nocivité des faibles doses de radioactivité au quotidien

Cette étude scientifique met à nouveau sur le devant de la scène la nocivité des contaminations quotidiennes par faibles doses liées à l’activité au jour le jour des installations nucléaires, sans qu’un accident grave ou une catastrophe ne se produisent (ce qui peut aussi arriver du jour au lendemain en France).

La question des doses est si présente que, dans le cadre de l’action nationale des travailleurs du nucléaire lancée par le syndicat CGT, une pétition nationale exige à présent, a côté de revendications professionnelles et de garanties de statut pour les nombreux intérimaires du secteur (35 000 salariés sous-traitants qui subissent 80 % des risques professionnels) : la baisse de la limite annuelle de dose de 20 à 10 mSV d’exposition pour les salariés, un suivi médical unique par la médecine des Sites nucléaires, une dose maximale de carrière à 350 mSV, la reconnaissance des contaminations externes et internes en accident de travail.

Pour les citoyens regroupés dans le collectif antinucléaire de Vaucluse, comme pour ceux des autres départements : il n’y a pas de dose radioactive et de contamination inoffensive. Le meilleur moyen de les supprimer est d’arrêter immédiatement d’en générer.

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http://www.ippnw.de / www.canupis.ch

(1) http://www.alfred-koerblein.de/background/deutsch/index.htm

Duflot au PS : « L’EPR est une catastrophe industrielle »

Information EXCLUSIVE rapportée par Marie JACQUES , une interview de Cécile Duflot par Michel Urvoy

Web Ouest France Mercredi 09 novembre 2011

Ouest-France, toute l’actualité locale et internationale

Cécile Duflot, secrétaire nationale d’EELV, ne veut pas entendre parler de l’EPR.

Cécile Duflot, la patronne d’Europe Écologie, se montre très ferme, alors qu’il reste une semaine pour s’entendre avec le PS sur un programme et les législatives.

Que François Hollande soit favorable à l’EPR de Flamanville, ce n’est pas nouveau ?

En 2004 et 2008, le PS s’était exprimé contre l’EPR.

Depuis les coûts ont doublé et des problèmes importants de sécurité ont été soulevés.

Soit on le fait, soit on ne le fait pas. Il ne peut pas y avoir de compromis…

Impossible, en effet, de construire un demi-EPR.

Les EPR de Finlande et de Flamanville accumulent surcoûts et retards, l’EPR perd tous les marchés et une majorité de projets sont repoussés. Il sera une catastrophe industrielle comparable au Concorde ou au Rafale.

Peut-il y avoir un compromis sur une transition énergétique, en mettant l’EPR entre parenthèses ?

On ne peut pas dire que l’on sort du nucléaire et vouloir mettre en place un EPR qui fonctionnera soixante ans. L’EPR n’est pas une parenthèse.

Plus largement, peut-il y avoir un accord gouvernemental global, actant certains désaccords. L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes par exemple…

Nous voulons un accord entre Europe Écologie-Les Verts et le PS. Pas une liste de désaccords. Cet accord serait nécessairement un compromis. Nous y sommes prêts, mais il ne peut y avoir de renonciation à nos convictions propres.

Propos recueillis par Michel URVOY.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Duflot-au-PS-L-EPR-est-une-catastrophe-industrielle-_39382-2009577_actu.Htm

Retrouvez demain l’intégralité de l’interview dans l’édition du 10 novembre.

Dans la Manche, les sous de la THT font grincer des dents en pleine rigueur

Mardi 08 novembre 2011

Le préfet de la Manche a envoyé une lettre à tous les maires et présidents de communautés de communes concernés par le projet de ligne très haute tension (THT). Il insiste sur le fait que seul 1,6 million d’euros de l’argent du plan d’accompagnement des projets a été programmé. Et que plus de 11 millions d’euros sont disponibles.

Une incitation, en pleine rigueur, qui passe mal pour le maire anti-THT du Chefresne, Jean-Claude Bossard. « C’est un appel au secours de l’Etat pour dépenser plus d’argent public… Pousser à la dépense par les temps qui courent ne manque pas de sel… »