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Juin 07 2013

Quand l'OPECST tente de confisquer le débat énergétique

Créé par la loi n° 83-609 du 8 juillet 1983, l’OPECST Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, a pour mission d’informer le Parlement des conséquences des choix de caractère scientifique et technologique afin d’éclairer ses décisions. A cette fin il recueille des informations, met en œuvre des programmes d’études et procède à des évaluations.

Officine composée de 36 députés et sénateurs, l’OPECST est appuyé dans ses recherches, destinées à informer le Parlement sur les choix scientifiques, par un comité d’une vingtaine de scientifiques. Il a publié plusieurs rapports dont:

Dans ce  dernier rapport  des « parlementaires défendent une exploration et une exploitation « maîtrisées » du gaz de schiste. « La fracturation hydraulique reste la technique la plus performante, la plus facile à utiliser, et celle qui est utilisée aujourd’hui n’a rien à voir avec celle qui a été utilisée auparavant », dit le sénateur Jean-Claude Lenoir, coauteur, avec le député PS Christian Bataille, d’un rapport relatif aux techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste évoquant notamment une consommation d’eau et d’additifs en forte baisse. » Les membres de l’OPECST jugent que les hydrocarbures non conventionnels doivent être pris en compte dans le débat sur la transition énergétique, qu’ils pourraient permettre de financer notamment grâce aux retombées économiques perçues par les collectivités. « Dans la période qui s’ouvre, nous continuerons d’utiliser des hydrocarbures (…) ; d’ici à 2030, 2040, voire 2050 nous continuerons d’utiliser du pétrole, du gaz », explique Jean-Claude Lenoir.Le Monde.

Malgré l’opposition du Gouvernement, ce rapport d’étape sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique sera remis dans sa version définitive à l’automne.  En effet, la France a interdit, en juillet 2011, la technique de la fracturation hydraulique en raison des risques pour l’environnement, fermant la porte à l’exploration et à l’exploitation du gaz de schiste en l’absence de technique alternative.

«Il est absolument irresponsable, de la part des décideurs parlementaires de notre pays d’envisager de poursuivre dans la voie de ce qui a déjà démontré ses failles dans les pays qui ont expérimenté la fracturation», a dénoncé quant à elle Elisabelle Bourgue, présidente de l’association No Fracking France, comparant la situation à «celle qui a précédé le scandale de l’amiante». Libération.

Toutes ces propositions prennent le contre-pied de la position de la ministre de l’écologie, Delphine Batho, opposée à toute exploitation de cette forme d’énergie fossile et en charge du débat sur la transition énergétique.

http://www.senat.fr/opecst/

 

 

 

 

 

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