«

»

Jan 10 2012

Silences coupables, jusque quand? Eva Joly lance la notion de «crimes écologistes» contre l'humanité

En détaillant samedi 18 décembre ses priorités pour 2012, Eva Joly, candidate d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à la présidentielle,  a aussi lancé la notion de «crimes écologistes» contre l’humanité

L’eurodéputée a proposé «une section au sein de la Cour pénale internationale chargée de poursuivre et réprimer sévèrement les crimes écologistes».

La science dévoyée et le négationnisme: l’industrie de l’énergie nucléaire après Tchernobyl et Fukushima

« Deux décennies après l’accident de Tchernobyl, il n’existe aucune preuve d’un impact majeur de santé publique imputable à l’exposition aux rayonnements », a annoncé le New York Times, quelques jours après que les réacteurs de Fukushima ont commencé à se déstabiliser.

Pour le lobby nucléaire international, il faut passer sous silence les études en les dé crédibilisant:

– On nie les malades et les morts, 

– L’AIEA a le dernier mot sur les études de l’OMS

– On ne veut pas parler des rapports qui pourraient déranger comme celui de Greenpeace ou le livre de Yaboklov sur Tchernobyl… Voir la synthèse proposée par Jeep ci dessous  (Pdf):

Le livre de Yablokov a rencontré surtout le silence

On disqualifie les auteurs et les militants:

Quand les pro nucléaires ne se voilent pas sous un silence coupable, ils s’en prennent aux anti nucléaires  et  aux chercheurs qui questionnent les évènements et les responsables.

On les désigne comme atteints de « radiophobie »,

les activistes antinucléaires,  catastrophistes par nature seraient  des passionnés illuminés voire des  « hystériques » ou  » obsédés » par leur cause ce qui aggraverait les conséquences des situations.

 Trois physiciens et membres de l’Académie des Sciences, Sébastien Balibar, Yves Bréchet et Edouard Brézin. affirment que  » l’accident nucléaire n’a pas fait de morts ; les irradiations des populations locales et des techniciens (souvent comparées à celles des « liquidateurs » de Tchernobyl) ont en réalité toujours été sous contrôle ». « On n’a déploré, fort heureusement, aucun décès par irradiation. Les données disponibles sur les doses reçues par les intervenants et les populations avoisinantes permettent d’espérer que, même dans le long terme, le nombre de cancers induits par l’exposition aux radiations devrait rester très limité », expliquent les physiciens. Ce qui est faux si on en juge par les informations en provenance du Japon.

Au Japon, on  oppose aux personnes qui s’inquiètent une attitude d’optimisme » seule capable de vaincre les rayonnements. Voire la vidéo ci-dessous.

Pour preuve certaines personnes animateurs de TV ou autres en vue au Japon , vont jusqu’à boire en public une seau issue du retraitement pour prouver son inocuité, quitte à etre vraiment atteint de cancer quelques semaines plus tard.

La vérité est ailleurs:

Le lobby nucléaire veut sauver la face:

« Nous avons besoin d’annuler les histoires qui essaient de comparer cela (Fukushima) à Tchernobyl « , » sinon cela pourrait avoir des conséquences néfastes sur le marché.  » « cela a le potentiel de faire régresser l’industrie nucléaire globalement … Nous avons vraiment besoin de montrer la sûreté des installations nucléaires », « qu’elle n’est pas aussi mauvaise qu’il y paraît.  » Ces déclarations ont été faites dans quelques-uns de plus de 80 e-mails dont le Guardian a obtenu l’accès, qui n’étaient pas destinés à l’œil du public.

Les silences coupables appellent  justice 

Nous ne pouvons pas dire « on ne savait pas », comme au temps des camps de concentration nazis qui étaient ignorés par la majorité de la France occupée,

Nous savons, et ce savoir nous donne la possibilité et le devoir d’agir:

Interrogeons nos députés et sénateurs, obligeons les à se positionner au regard du péril nucléaire qui concerne dèja l’hémisphère Nord

Soutenons la démarche d’Eva Joly pour une section au sein de la Cour pénale internationale chargée de poursuivre et réprimer sévèrement les crimes écologistes

Soutenons l’initiative de Paul Ariès pour un Tribunal Russel du nucléaire: les élus, les responsables de cet holocauste du nucléaire civil doivent être jugés pour crime industriel contre l’humanité

Pour agir et mettre ces « responsables » hors d’état de nuire, signons la pétition:

Pour un tribunal Russell contre les crimes du nucléaire civil en 2012 !

En 1966, le Tribunal Russell-Sartre jugea les crimes de guerre contre l’humanité notamment commis par les Etats-Unis au Viêt-Nam. On y condamna aussi le nucléaire militaire.
En 2012, un nouveau Tribunal d’opinion doit juger les crimes du nucléaire civil.
Les Tchernobyl et les Fukushima passent mais le nucléaire ne trépasse pas.
Le gouvernement japonais lui-même ne cesse de se plaindre de l’opacité que pratique la société gestionnaire donc responsable de la catastrophe humaine et écologique.
Ce nouveau Tribunal Russell est indispensable pour que la vérité succède aux mensonges.
Ce nouveau Tribunal Russell est indispensable pour que la politique succède à la peur.
La parole doit revenir d’abord aux citoyens et à leurs élus et non aux experts mercenaires.
Nous ne pouvons pas rester sans agir dans l’attente d’une nouvelle catastrophe
(Etats-Unis 1979, URSS 1986, Japon 2011) alors que nous sommes le principal pays nucléocrate.
Nous entendons faire entendre notre voix d’ici 2012 et bien sûr au-delà.
Nous, citoyens, élus, intellectuels appelons donc l’ensemble de la population à signer cet appel le plus massivement possible et à le faire connaître par tous les moyens.

 Signez la pétition en cliquant sur ce lien

Paul Arièse Rene balme
Paul Ariès,
Directeur du Sarkophage
René Balme,
Maire de Grigny 69520 (PG)

http://www.tribunalrusselnucleaire.org/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*