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Sep 20 2013

Tritium: un risque sanitaire sous-estimé

Voici ce que Pierre BARBEY, Professeur à Nancy Université au Centre de Recherches Pétrographique et Géochimique, disait lors d’un article sur le Tritium : un risque sanitaire sous-estimé. Article ACROnique du nucléaire n°85, Juin 2009. 

« Le Tritium rejeté dans l’environnement, sous forme d’eau tritiée (HTO) ou sous forme de gaz (tritium et méthane), sera incorporé par les espèces vivantes de plusieurs façons.

– Par inhalation

– Par transfert cutané

– Par ingestion

C’est la voie ingestion qui est le mode d’exposition nettement dominant pour le public.

L’eau tritiée incorporée par un organisme vivant se comporte de manière identique à l’eau constitutive de cet organisme (un peu plus de 70% chez l’homme à plus de 90% dans certaines espèces végétales et animales) et se répartit dans tout le corps.

Ensuite, par ingestion, les espèces vivantes (et l’homme en bout de chaîne alimentaire) incorporent du Tritium sous forme d’eau tritiée mas également sous forme de Tritium organique.

– L’effet direct sur le vivant se traduit par des ruptures dans les liaisons covalentes, ce qui signifie qu’elles « cassent » des molécules. De telles cassures sur des molécules d’ADN conduiront soit à des altérations de gênes, soit à des délétions ou aberrations chromosomiques (pouvant entraîner la mort de la cellules).

– L’effet indirect qui conduit à la production de radicaux libres (espèces chimiquement toxiques) à partir de la radiolyse de molécules d’eau. L’action prépondérante de ces espèces radicalaires sur l’ADN constituera des lésions chimiques potentiellement mutagènes et ou cancérigènes ».

http://www.acro.eu.org/

 

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