Jan 14 2017

Trois réacteurs défectueux devant le Conseil d’Etat

Arrêt de trois réacteurs nucléaires défectueux: le Conseil d’Etat se prononce en début de semaine. Observatoire du nucléaire. Communiqué du samedi 14 janvier 2017

Saisi en référé (urgence) par l’Observatoire du nucléaire, le Conseil d’État a entendu, vendredi 13 janvier, EDF, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et bien sur l’Observatoire du nucléaire.

Ce dernier a demandé au Conseil d’Etat d’annuler le redémarage de 3 réacteurs nucléaires dotés de générateurs de vapeur défectueux : Tricastin3, Gravelines2 et Dampierre3.

Sous la pression d’EDF, l’Autorité de sûreté a autorisé de façon irresponsable le redemarrage de ces réacteurs en demandant la mise en oeuvre de « mesures compensatoires » et de « dispositions complémentaires » supposées éviter les situations au cours desquelles les générateurs de vapeur seraient amenés à rompre et, de fait, à causer un accident nucléaire pouvant être aussi dramatique que celui de Fukushima.

Cette situation est comparable à celle d’une voiture délabrée qui serait autorisée à rouler en demandant au conducteur d’accélérer et décélérer le plus doucement possible, et en espérant qu’aucun obstacle n’oblige à freiner d’urgence.

Il s’agit là d’un étrange et irresponsable bricolage qui ne saurait tenir lieu de « sûreté » nucléaire.
Au cours de l’audience, l’Observatoire du nucléaire a dénoncé l’argumentation d’EDF selon qui « l’arrêt de réacteurs en période de froid aurait des conséquences sur l’approvisionnement énergétique du pays », ce qui signifie que l’on peut prendre des risques insensés de catastrophe nucléaire… dès lors qu’il fait froid.

L’Observatoire du nucléaire a demandé au Conseil d’Etat de contraindre EDF et l’ASN à respecter leurs propres préconisations, à savoir que l’acier des générateurs de vapeur ne doit pas présenter de concentration en carbone supérieure à 0,22%. Or les valeurs trouvées sont largement au delà, allant jusqu’à 0,39%, ce qui fait que les générateurs de vapeur sont extrèmement fragiles et peuvent rompre facilement.

Le Conseil d’État se prononcera en début de semaine, et au plus tard mercredi.

http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article323

 

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